Crise anglophone: La reprise effective des cours ?

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Des sources officielles, 4000 étudiants ont été présents à l’université de Bamenda ce lundi.

Il n’est pas « acceptable que l’on prenne en otage l’éducation et l’avenir de nos enfants dans le vain espoir de faire aboutir les revendications politiques » ainsi parlait le Chef de l’Etat dans son allocution prononcée à l’occasion de la 51e édition de la fête de la jeunesse. Quelques semaines plus tard, le message semble faire de bonnes récoltes. A en croire au Poste national de la CRTV, la journée du lundi 27 février a connu la grande affluence à l’université de Bamenda. Au campus de Bambili, « étudiants et enseignants s’activent à l’amphi 1000, pour rattraper le temps perdu », indique le reporter de la chaine de radio à capitaux publics depuis le Nord-ouest. Au total, 4000 étudiants ont renoué avec les cours à l’université de Bamenda selon les sources officielles.

Soulignons que, cette reprise des cours dans le supérieur succède à celle observée dans le secondaire légèrement accentuée depuis le message du chef de l’Etat à la jeunesse le 10 février dernier où il a martelé « Si le droit de grève est légitime, le droit à l’éducation l’est encore plus ». Et le ministre des enseignements secondaires, Jean Ernest NGALLE BIBEHE dans un communiqué récent, a bien voulu rassurer l’opinion perturbée par les craintes d’une année blanche au Cameroun en général, dans le sous-système anglophone en particulier.
Cette ambiance délétère qui lâche progressivement et définitivement le secteur de l’éducation reste tout de même perceptible dans d’autres secteurs d’activité comme le transport et le commerce. D’après nos sources, la ville de Buéa dans le Sud-Ouest a présenté hier lundi, le visage exsangue des villes mortes, conformément aux nouvelles prescriptions du consortium selon lesquelles, le mot d’ordre de villes mortes ne devrait s’observer désormais que les lundis. Comme pour dire, certaines de leurs attentes restent à satisfaire. Vivement donc que les négociations se poursuivent !

© Actu Plus: Franck Olivier BIYA

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