Cameroun : Les artistes se déchirent à nouveau pour le contrôle de la société de gestion des droits d’auteur

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Des clans et groupuscules se forment. D’autres sont en gestation. D’autres encore sont favorables à la fusion entre les anciennes sociétés Cameroon Music Corporation(CMC) et la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical(Socam). En attendant la création de la nouvelle société, la tension monte dans le milieu artistique…

Alors que la nouvelle société de gestion collective des droits d’auteurs et droits voisins du droit d’auteur n’est même pas encore créée, les artistes camerounais se déchirent déjà. De nombreux clans sont en gestation au moment où le Ministre des Arts et de la Culture, Pr. Narcisse Mouelle Kombi recommande, la fusion, l’harmonie dans ce milieu. La dernière réunion avec les artistes, producteurs et autres acteurs du secteurs, le 16 mars 2017, avait pour but de faire le point sur l’évolution des travaux de constitution du fichier national des titulaires de droits, c’est-à-dire peaufiner le travail fait par la Commission de Contrôle des Organismes de Gestion Collective. Ce travail qui est d’ailleurs « sur la bonne voie » avait dit le Ministre Narcisse Mouelle Kombi, devrait aboutir à la convocation des Assemblées Générales devant permettre la mise en place de nouveaux organismes de gestion collective en conformité avec le cadre juridique récemment innové.

En attendant, les batailles ont commencé. Jean Pierre Essome, à la tête d’un groupe d’artistes vient de monter au créneau pour déclarer sa candidature. A Douala, un groupe d’artistes conduits par Louis de Koum déclare avoir même déjà constitué sa société. Demain mardi 28 mars, un autre front conduit par Esso Essomba et Djene Djento devra se réunir à Yaoundé pour les mêmes causes. Des indiscrétions font état de la formation d’autres camps pour le contrôle de la future société.

Cependant, bon nombre d’artistes souhaiteraient plutôt la fusion des membres des deux anciennes sociétés à savoir la CMC et la SOCAM. L’option pour laquelle le gouvernement serait d’ailleurs favorable. Pour une meilleure stabilité dans le secteur. Le promoteur culturel Raymond Tchengang dont personne ne connait les véritables ambitions et motivations dans ce domaine, a, lui, réuni certains artistes le 23 mars dernier à Yaoundé pour tenir un autre discours. Sa part de dialogue dit-on. Une sortie de trop qui montre qu’on n’est pas prêt de sortir de l’auberge. Heureusement, malgré toutes ces batailles de positionnement, d’autres artistes tournent ou enregistrent des chansons pour faire vivre la musique camerounaise.

Par Ericien Pascal Nguiamba, Yaoundé.info

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