Lions indomptables : Broos jette un pavé dans la marre

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Le sélectionneur national dénonce le manque de professionnalisme de l’administration et émet des réserves sur son avenir.

«J’ai travaillé pendant plus d’un an pour arriver ici ; les joueurs m’ont suivi, tout le monde, pour renverser la situation en comparaison avec ce qu’il y avait il y a un an, mais maintenant, je dois dire que je me pose la question : faut-il continuer avec le Cameroun ? Parce que si tu bosses comme on a fait et qu’à chaque fois, les mêmes erreurs se reproduisent, alors je me dis que ce n’est pas possible de continuer avec le Cameroun». Hugo Broos est vraiment révolté. Et déjà, le technicien belge ne se voit plus en train d’aller au terme de son mandat. En tout cas, «je vais bien réfléchir sur mon avenir parce que le groupe et moi ; et quand je dis groupe, ce n’est pas seulement les joueurs, mais avec tout l’encadrement technique a été très professionnel à travailler dans le même but. Tout le temps qu’on a passé au Gabon, on a travaillé de façon professionnelle, mais chaque fois il y a de pareils problèmes, je m’excuse monsieur. Ce n’est pas plus dur pour moi, mais les joueurs travaillent dur, mais c’est des gens qui sont assis dans des fauteuils pendant des jours qui ne foutent rien, mais qui vous créent des problèmes…» Du coup, Hugo Broos attribuent la défaite de son équipe (face à la Guinée, 2-1) à cette situation.

Mais ce n’est pas cette défaite qui outre l’entraîneur principal des quintuples champion d’Afrique. Loin s’en faut. «Aujourd’hui à midi, lorsqu’on est venu prendre le déjeuner, le personnel de l’hôtel a refusé parce que l’hôtel n’était pas payé. Je suis quelqu’un qui est en train de travailler à ce niveau dans des circonstances professionnelles, dans tous les sens, on met les bâtons dans les roues. A la Can, on est venu la veille de notre départ avec les primes, il n’y a même pas eu concertation, les joueurs ont fermé la bouche, pourtant ils ont fait des performances, ils ont montré que l’argent n’était pas le plus important et qu’ils jouaient pour leur pays». Se demandant «où est parti l’argent ?»

«aujourd’hui, c’est la goutte d’eau qui a débordé seau»

«Je suis arrivé au Cameroun, j’ai eu beaucoup de problèmes. Avec la presse, j’ai eu les problèmes avec le public, avec tous ceux que vous voulez, mais on a bossé, on a beaucoup et maintenant, je pense qu’on est arrivé au plus haut niveau ; ça veut dire que notre travail était bien», souligne-t-il. «Mais de l’autre côté, je n’aime pas travailler dans les circonstances improfessionnelles (Sic) et de manque de respect», insiste-t-il. «je m’explique : On devait aller en Afrique du Sud, mais avant de partir, on a dû rester dans l’avion pendant deux heures ; pourquoi deux heures ? Parce que des responsables il y a des gens qui voulaient mettre dans l’avion plusieurs personnes qu’ils avaient inscrites ; deuxièmement, pendant le stage de Nantes, les deux premiers jours, tous les équipements n’étaient pas là ; parce qu’on n’avait pas emmené tous les équipements à cause du fait qu’ils sont trop chers, il n’avait pas d’argent. Aussi, à Nantes, le médecin a dû acheter des médicaments lui-même, les bandages et autres, parce qu’on n’avait pas transporté les médicaments de Yaoundé. Jusqu’à présent, le docteur n’est pas encore remboursé. Vous voyez que des gens dans le staff sortent de leur argent pour régler les problèmes qui devaient être réglées par les autres et ils ne sont même pas remboursés», détaille-t-il. Alors, «aujourd’hui, c’est la goutte d’eau qui a débordé le seau», a-t-il lâché hier nuit en conférence de presse. Les prochains jours risquent de livrer des suites peu glorieuses pour le Cameroun.

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