Paul Biya confronté à la triple pression de l’ONU, des États-Unis et du Vatican

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Selon l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique le Chef de l’Etat fait face actuellement à la pression de l’ONU, des USA et du Vatican.

La triple pression dont le journal de Béchir Ben Yamed fait allusion est due à la crise sociopolitique qui secoue les deux régions anglophones du Cameroun actuellement. Selon le journal, à la fin du mois de mars le tout nouveau Secrétaire générale de l’organisation des nations unies (ONU), Antonio Guterres, a tenté de s’entretenir par téléphone avec Paul Biya de la situation des droits de l’homme dans les deux régions anglophones du Cameroun. D’après le journal toujours, Paul Biya, qui a séjourné à Genève depuis la fin de sa visite d’État en Italie, a pourtant promis de le rappeler, mais jusqu’ici ne l’a pas encore fait.

François Louncény Fall, ce 12 avril 2017, lors de la conférence de presse qu’il a donnée a souhaité que la mise en œuvre de ces promesses soit effectuée et que cela se fasse rapidement. Bien plus, il a demandé le rétablissement d’internet dans les régions anglophones. Toujours dans le chapitre des demandes, il y a eu le souhait de libération des prisonniers de la crise anglophone, « Nous avons demandé et souhaité que les détenus soient remis en liberté. Nous leur avons rendu visite et nous avons exprimé ce vœu ce matin même au ministre de la Justice », a fait savoir le représentant d’Antonio Guterres, par ailleurs Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale.

La deuxième pression dont le président fait face vient du Vatican. Comme l’indique le journal, lors de la visite du couple présidentiel au Vatican le 23 mars dernier, le pape François avait réaffirmé « l’importance de la cohésion nationale dans le respect des droits de l’homme et des minorités ». « Prenant acte de la coexistence pacifique et du respect réciproque entre les divers groupes religieux », le Pape François et Paul Biya ont souligné « l’importance de favoriser la cohésion nationale, valorisant la richesse des diverses traditions historiques et culturelles ».

La troisième pression vient du pays de l’oncle Sam. Les Américains suivent avec beaucoup d’attention les arrestations et auditions de personnalités anglophones, et menacent de réexaminer les conditions de leur coopération militaire avec Yaoundé (ils ont déployé 200 soldats dans l’Extrême-Nord afin d’aider le pays à lutter contre Boko Haram).

Source: Lebledparle,Chancelin Wabo (stagiaire)

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