Debeau ANDEBE signe à Vision 4 Tv : « Est-ce que le salaire que j’avais à Canal 2 correspondait au salaire d’un rédacteur en chef ? »

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Dans un entretien exclusif accordé à la rédaction de Lebledparle.com ce samedi 27 mai, Harley Débeau ANDEBE, le désormais ex rédacteur en chef du service de l’information de Canal 2 international nous confirme son départ de la chaine d’Emmanuel CHATUE pour la chaine Vision 4.

Il rejoint ainsi Jean Jacques ZE un ancien collègue de Canal 2 et devient la 3eme grosse pointure à claquer les portes de la télé basée à Douala en l’espace de 6 mois seulement, après Jason Black et Ebel Olinga. Nous l’avons eu au téléphone il revient sur les motivations de son départ. Entretien

Nous venons d’apprendre par les réseaux sociaux que vous partez de Canal 2 international pour vision 4.

Oui c’est vrai je suis désormais à Vision 4.

Officiel depuis quand ?

Depuis hier. (vendredi 26 mai 2017, ndlr)

Vous partez en tant que reporter à vision 4 ou bien il y a poste bien précis qui vous attend comme ce fut le cas avec Jean Jacques Ze ?

Oui bien sûr reporter. Le poste c’est après. (sourire)

Quel sentiment vous anime, triste ?

Je suis triste, puisque je fais partie des journalistes qui ont posé la fondation de Canal 2. Ca fait 11 ans. Je suis entré à Canal 2 comme stagiaire (2005, ndlr) et j’étais à l’Essctic (Ecole supérieur des sciences et techniques de l’information et de la communication). J’ai intégré définitivement la maison après, je n’étais même pas encore sortie de l’école. Donc vous comprenez que de ce moment là jusqu’en 2017 j’étais déjà devenu le journaliste le plus ancien à Yaoundé. J’ai gravi tous les échelons de la rédaction, de reporter jusqu’à rédacteur en chef. A un moment il fallait penser à autre chose, il fallait un nouveau challenge.

Il n y a pas eu de problème à Canal 2 international qui aurait entrainé votre départ ?

Non ! Non ! Il n y a pas eu de problème, même s’il y avait de quoi demander au patron ( Direction Général CANAL 2, ndlr), parce que j’estime aussi que lorsqu’on a mis long dans une maison, il faut avoir un profil de carrière. J’avais un bon profil de carrière. Je suis devenu rédacteur en chef. Mais est ce que le salaire que j’avais correspondait au salaire d’un rédacteur en chef ? Est-ce que les conditions de travail étaient telles qu’un rédacteur en chef peut en jouir ? Je ne peux pas dire oui. Moi c’était beaucoup plus un défi, notamment allez voir comment ca se passe ailleurs. Donc c’est un challenge pour moi. Je suis arrivé à Canal 2, Canal2 était en phase de décollage. Je vais à vision 4, elle est aussi en phase de décollage. C’est un nouveau challenge que moi je me donne.

Est-ce que vous nous promettez qu’étant à Vision 4 vous n’allez pas vous attaquer à Canal 2 ? Parce qu’on a l’habitude de voir dans les débats à Vison 4 et même sur les réseaux sociaux, des critiques envers Canal2. Entrerez-vous dans ce jeu ?

Non ! Non ! Vous allez voir ma publication lundi (sur son compte Facebook, ndlr). Je vais rendre hommage à Canal 2 et à plusieurs personnes de la maison qui m’ont tenu la main. Canal 2 demeure ma maison, c’est la maison qui m’a révélé au public. Donc je ne peux pas. (M’attaquez à Canal 2, ndlr). Moi je m’en vais à vision 4 travailler, je m’en vais faire le journalisme. Je m’en vais changer ce qu’il y a de mauvais. Etant à Canal 2 je voyais comment le travail se faisait à Vision 4, et moi j’apporte mon expertise. Je m’en vais donc faire mon travail, pas faire la guerre des médias.

Et quelles sont ces personnes à qui vous souhaitez rendre hommage ?

Il y a Serge Alain Nziebou, caméraman. C’est lui qui m’a tenu par la main. C’est lui qui m’a dit, « Tu as du talent, tu peux travailler en télé » quand j’étais encore à l’école. Il y a Hubert Noutchehe. Il est monteur. Et il y a David Nembot. Je pourrais rajouter aussi Joly Koum qui’ m’a forgé le moral, il m’a appris à être un meneur d’Hommes ; Jules Domche dont j’étais le secrétaire particulier ; Albert Patrick Eya’a qui corrige mon premier papier ; Luc Ndob qui me suit depuis mes premiers pas en journalisme quand j’étais encore au lycée à Ebolowa.

© Entretien avec Yves Martial TIENTCHEU, Lebledparle

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