Cameroun – Boko haram: Une trentaine de soldats de l’armée de l’air camerounaise arrêtés

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Le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense Joseph Beti Assomo vient à nouveau de sanctionner une trentaine de soldats de l’armée de l’air.

Ils étaient tous en faction dans les zones de front au septentrion camerounais. Ces militaires ont organisé un mouvement de grève dont le but était de percevoir les mêmes primes de guerre que les soldats de la force de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des nations unies en Centrafrique (Minusca). Pourtant le Trésor public camerounais leur reversait déjà un additif de 100 mille FCFA chacun à titre de prime sur le salaire mensuel. Ces récalcitrants dont le mouvement n’a pas abouti ; ont tous été interpellés et sont désormais passibles de radiation définitive des effectifs des forces de défense nationales. Une attitude répréhensible dans la mesure où ils ont délibérément ignoré que les primes de la Minusca sont payées par les Nations Unies, tandis que les leurs le sont par l’Etat camerounais dont ils ont promis de défendre l’intégrité territoriale sans conditions. Pour Beti Assomo, il s’agit de « garder sauf l’honneur de l’armée camerounaise » de plus en plus enclin aux manifestions d’humeur populaire.

Le Mindef vient ainsi par cet acte, de rétablir l’esprit de discipline devant régner au sein de la troupe. On se souvient que le 9 septembre 2015, environ 200 militaires faisant partie du contingent camerounais de la Minusca avaient entrepris une marche de protestation dans la ville de Yaoundé. Ils réclamaient aussi le paiement des arriérés de primes dues à leur participation à cette mission. Le 15 novembre de la même année, D’autres soldats de l’armée camerounaise (un groupe) étaient aussi sanctionnés par le patron de la grande muette. Il leur était reproché des « actes odieux et heureusement isolés d’une minorité de militaires qui entachent l’image des forces de défense». Des faits d’ « actes odieux et heureusement isolés d’une minorité de militaires qui entachent l’image des forces de défense, au moment où celles-ci font face avec abnégation et courage aux menaces protéiformes qui interpellent notre pays », selon le Mindef de l’époque.Les militaires concernés avaient été traduit devant les juges du tribunal militaire pour « faits graves avérés contre l’honneur et l’éthique des forces de défense en zone d’engagement ».

Pour l’ancien gouverneur de la région du Littoral, cette fermeté doit rappeler aux jeunes soldats au front le sens du sacrifice et qu’ils ont pour mission principale la protection de l’intégrité nationale et par ricochet les populations. C’est donc un message fort pour ce fils d’Ayos dans le département du Nyong et Mfoumou à l’endroit des indociles. Ce d’autant plus que les hommes en tenue s’illustrent de plus en plus par des actes répréhensibles. Entre viols, vols, braquages, brimades sur les populations civiles et abus divers, la grande muette inquiète aujourd’hui plus qu’elle ne rassure les populations.

L’Anecdote: Jean-Emmanuel Manga

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