Cameroun : le port de Kribi recherche des prestataires pour le fonctionnement du matériel de manutention parqué depuis 2 ans

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(Investir au Cameroun) – La direction générale du Port autonome de Kribi, entreprise publique chargée de la gestion du port en eau profonde de Kribi, vient de lancer une série d’appels d’offres en vue de s’équiper et mettre en marche certains équipements. La mise en service de l’entreprise est attendue depuis bientôt 2 ans dans la région du Sud-Cameroun.

«Ça va bientôt faire 2 ans que ces équipements sont parqués au port, subissant les intempéries dont les affres des vents marins. Il est donc question de remettre en état d’exploitation optimale les équipements de manutention, avant de les rétrocéder aux concessionnaires des terminaux qui sont en train de finaliser la signature de leur contrat avec l’Etat du Cameroun», a confié au quotidien gouvernemental Patrice Melom, le DG du Port autonome de Kribi.

Officiellement, c’est la finalisation des contrats de concession avec certains opérateurs des différents terminaux du port qui bloque la mise en service de la plus grande infrastructure portuaire du Cameroun. Ces opérateurs sont pourtant connus depuis le mois d’août 2015. La société néerlandaise Smit Lamnaco, adjudicataire du contrat sur le remorquage et le lamanage, tient son contrat depuis le 2 février dernier, presque 2 ans après son recrutement par l’Etat intervenu en avril 2015. Les consortiums Necotrans-KPMO (terminal polyvalent) et Bolloré-CMA CGM-CHEC (terminal à conteneurs), continuent quant à eux d’attendre l’onction du gouvernement pour entrer en activité sur leurs terminaux respectifs. Ils ont pourtant été recrutés en août 2015.

La signature du contrat de concession pour la gestion du terminal à conteneurs, programmée pour la première fois le 2 février 2017, a été renvoyée sine die. Les raisons n’ont pas été précisées.

Construit par la société chinoise CHEC, grâce à des financements d’Eximbank China, le port en eau profonde de Kribi est doté de 650 m de quais, dont 350 m pour le terminal à conteneurs et 265,5 m pour le terminal polyvalent. Les deux terminaux ont des capacités d’accueil respectives de 300 000 Twenty Equivalent Unit (TEU) par an et de 1,2 million de tonnes par an.

La seconde phase de construction de cette infrastructure prévoit l’extension du terminal à conteneurs de 700 m de quai, visant à le porter à 1050 m, ainsi que la construction de terminaux minéraliers notamment. Avec un chenal de 15,5 m, cette infrastructure portuaire permettra d’accueillir des navires d’un tirant d’eau de 16m. Elle est présentée par les experts comme étant la meilleure sur la côte ouest-africaine.

Brice R. Mbodiam

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