Mort suspecte de Mgr Benoît Balla: Les insectes à la rescousse des enquêteurs

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L’information est contenue dans les colonnes du journal Intégration mettant en exergue ce fait qui démontre le caractère exquis de l’enquête de la mort de l’évêque de Bafia .Ainsi en feuilletant les pages du journal intégration, l’on apprend que les larves de mouches prélevées à Tsang le 02 juin dernier sont actuellement en exploitation dans deux laboratoires.

Elles pourraient apporter un précieux brin de lumière sur la mort de l’évêque de Bafia. Quand précisément est mort Mgr Jean-Marie Benoît Bala? La question enquiquine les esprits au sein des deux collèges d’enquêteurs mis sur pied le 02 juin dernier. «Nous comptons obtenir des éléments probants de réponses dans les tous prochains jours. Des échantillons de larves d’insectes (mouches, coccinelles et carabes) que nous avons prélevés sur le corps de Mgr et dans la périphérie de l’endroit où il a été découvert nous serons d’un grand apport dans la recherche de la vérité autour de ce drame», souffle un cadre du Service central des recherches judiciaires de la gendarmerie nationale à Yaoundé. Selon ce haut-gradé, ces échantillons sont en observation dans deux laboratoires d’éco-entomologie distincts. Particulièrement rétif à localiser ces centres d’analyses, il ajoute néanmoins que «le moment venu, nous allons confronter les deux, de manière à remonter le scénario de cette tragédie, notamment grâce aux œufs qui ont pu être pondus sur le corps de l’évêque et grâce à l’âge des larves retrouvées». Sur les caractéristiques desdits insectes, on apprend qu’il s’agit de plusieurs types d’arthropodes dont le régime alimentaire est directement ou non lié à la présence d’un cadavre. «Sur Mgr, on a trouvé quelques insectes, notamment des mouches venues se nourrir du cadavre.

Il y avait aussi certains invertébrés qui se nourrissent des autres espèces animales précédentes. Nous avons également des insectes omnivores se nourrissant à la fois du cadavre et de la faune présente sur le cadavre. On peut aussi mentionner la présence des insectes dits opportunistes, comme les araignées par exemple, dont la présence n’est pas systématique pour tous les cadavres mais due au hasard», renseigne une autre source proche de l’enquête à la Direction de la police judiciaire. Dans cette institution, on relève que la solution à l’énigme que pose la mort suspecte de Mgr Bala pourrait venir des œufs de ces bestioles, notamment des mouches. «Nous avons là un matériau efficace pour la datation du cadavre au jour près. Dans la théorie criminelle, il est reconnu qu’elles arrivent seulement quelques minutes ou quelques heures après la mort d’un individu ou d’un animal. Elles viennent pondre leurs œufs ou déposer leurs larves dans les orifices naturels. Ces larves deviennent adultes en deux semaines et là on pourra estimer l’intervalle de temps .En un mot comme en mille ces insectes pourront faciliter l’autopsie du corps du prélat.

Par Yahaya Idrissou
Source: Ô Cameroun

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