Administration territoriale: Les Nigérians de Bakassi invités «au respect des lois camerounaises»

0
59

Le Gouvernement camerounais a réitéré son appel à «tous les étrangers » vivant à Bakassi dans le Sud-ouest, en l’occurrence les ressortissants nigérians à se « conformer aux lois et règlements en vigueur en République du Cameroun».

Selon l’Agence de presse africaine, ce rappel à l´ordre est consécutif aux «inadmissibles résistances» de certains ressortissants nigérians, qui refusent ouvertement de s’acquitter de leurs devoirs fiscaux invoquant un «différend» frontalier avec le Nigéria.

«Depuis quelques jours, la localité d’Idabato, est au cœur d’une opération d’incivisme fiscal et de désinformation», déplore la source, ajoutant que les autorités municipales ont entreprise de recouvrer des taxes et impôts dus par les différents opérateurs économiques exerçant dans la localité.

Ce qui, souligne la source, se présentait comme à une opération normale «s’est heurté au refus de certains commerçants nigérians qui, plus grave, ont exercé des voies de fait sur les agents publics et ont menacé de détruire des édifices publics dans la localité».

Il s’en est suivi une campagne médiatique accusant le Cameroun d’ «exactions sur ces personnes pourtant en marge de la loi». Cette situation a amené les autorités camerounaises à repréciser que l’administration de la presqu’île de Bakassi, a été reconnue par l’arrêt rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye le 10 octobre 2002 et complété par l’accord signé le 12 juin 2006 à Greentree aux États-Unis entre le président de la République du Cameroun Paul Biya, le président nigérian d’alors Olusegun Obasandjo, et l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan et quatre États témoins.

En application des dispositions transitoires prévues par cet accord qui accordait certaines libertés aux ressortissants nigérians en particulier, le Cameroun aurait pu, dès le 14 août 2013, exercer toute la plénitude de sa souveraineté, conformément au 5e point de l’annexe 1 de l’accord de Greentree. On ne devait plus avoir d’administration civile ou de forces de police nigérianes dans la zone ou d’exemption quelconque en faveur des citoyens nigérians.

Mais, le gouvernement, sans doute dans le souci de permettre une meilleure adaptation des populations ayant choisi de rester sur le territoire, a ajouté deux années supplémentaires. Depuis 2015, il est donc question pour tous, Camerounais ou étrangers sans distinction, vivant dans la presqu’île, de se soumettre aux lois de la République. Dont la moindre n’est pas le paiement des impôts et taxes pour ceux qui exercent des activités commerciales.

Source : AFP

Facebook Comments