Amnésie Internationale*

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Les coups bas des Ong et multinationales au Cameroun
Les ONG et les multinationales dans la logique de déstabilisation du Cameroun / Photo: actu-plus.cm, OLBIF /
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Les ONG et les multinationales dans la logique de déstabilisation du Cameroun / Photo: actu-plus.cm, OLBIF

Il y a d’une part Amnesty international, de l’autre Rfi, Radio France Internationale, la radio mondiale. Les commentaires qu’ils font de la gestion de la guerre contre Boko Haram sont surprenants. Il y a comme un souci de faire dans le sensationnalisme ! Ils ne tiennent pas compte des faits. Or, comme on le dit dans notre métier, les faits sont sacrés.

Les commentaires c’est vrai, sont libres. Mais à cette allure, on est en droit de se poser des questions. Peut-être faut-il rappeler à l’un et à l’autre la genèse du conflit pour mieux apprécier son évolution et comprendre les conséquences. On va parler de façon pittoresque comme savent le faire nos frères de l’Ouest Cameroun. Le Cameroun était sa chose. Quand quelques illuminés ou quelques apprentis sorciers nigérians, c’est selon, décidèrent d’imposer aux Nigérians et aux Camerounais une nouvelle vision de la vie. Ce que ceux-ci ne savaient pas, c’est que le Cameroun comme il est écrit dans son hymne national, est jaloux de sa liberté. Refus catégorique du Cameroun de cet asservissement culturo-religieux. Depuis un peu plus de deux ans, les forces de défense camerounaises sont face à Boko Haram. Les conséquences sont nombreuses : pertes en vies humaines, en matériel de guerre sans oublier l’économie qui paie un lourd tribut. Heureusement sur le terrain, Boko Haram n’a jamais pu envahir le territoire camerounais ; en dehors des incursions qui se matérialisent par le vol de bétail et bien d’autres choses pour se nourrir.

La guerre au départ conventionnelle, s’est transformée en guerre asymétrique et à aucun moment, les djihadistes de Boko Haram n’ont pris le dessus sur les forces de défense camerounaises. Les conséquences de ce conflit sont que beaucoup de combattants de Boko Haram ont été faits prisonniers et, on a noté des déplacements des populations civiles qui fuyaient les zones de conflit pour des terres plus accueillantes. Le camp de Minawao abrite des dizaines de milliers de réfugiés nigérians. Avec l’aide du Hcr (Haut-Commissariat aux Réfugiés) le gouvernement camerounais rend autant que faire se peut, humain, le séjour des Nigérians dans ce camp. Les responsables de l’Onu et de quelques puissances alliées n’ont jamais tari d’éloges à l’endroit du Cameroun. Par contre et c’est le plus curieux, Amnesty international et Rfi affublent notre pays de tous les noms d’oiseaux, concernant le traitement inhumain que nos militaires infligeraient aux prisonniers de guerre et la chasse aux réfugiés nigérians au camp de Minawao. On est en droit d’émettre des doutes quant au sérieux qui entoure ce genre d’information. Et même si nous refusons de passer pour des donneurs de leçons, nous trouvons curieux que des professionnels descendent si bas.

Il faudrait se mettre à la place du Cameroun : attaqué et obligé de riposter. Les prisonniers de guerre ne sont pas des enfants de chœur et les prisons ne sont pas des hôtels cinq étoiles. Comment aussi comprendre que le Cameroun qui a librement, sans contrainte aucune, ouvert son pays aux réfugiés soit encore en train de chasser les réfugiés malades et même celles en état de grossesse avancée ? Qui veut ternir l’image de notre pays ? Et pour quelles fins ? Les compatriotes ne sont pas dupes et les manœuvres de déstabilisation ne passeront pas.

Source: Signatures

*Publié dans Signature n°057 du 28 mars 2017

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