Cameroun – Accidents: La gendarmerie déterminée à faire infléchir la courbe des morts

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Une opération dite spéciale de prévention, contrôles et répression des infractions routières est annoncée pour cette période de rentrée scolaire.

Le bilan parle de lui-même. Plus de 50 morts en trois semaines sur les routes camerounaises. « C’est traumatisant pour les populations camerounaises », comme le pense le général de brigade Housseini Djibo, le commandant de la première région de gendarmerie qui, samedi 26 août dernier était sur l’axe Yaoundé-Bafoussam en compagnie du colonel Alain Brossard, de la coopération militaire française au Cameroun et conseiller technique du Secrétaire d’Etat à la Défense chargé à la gendarmerie nationale. Ce, dans le cadre de l’opération de contrôles, prévention et répression des infractions à la circulation routière. Face à un tel, la gendarmerie ne saurait rester les bras croisés, a-t-il réaffirmé, avant d’ajouter que « nous sommes même en train de monter d’un cran parce qu’avec la rentrée scolaire, il y a une opération qui est en train de se mettre en place, la haute hiérarchie est en train de mettre toutes

batteries pour que les accidents qu’on observe ces derniers jours puisent s’arrêter ». L’on annonce par exemple à cet effet 14 détachements qui seront mis à contribution sur l’ensemble du territoire national, avec des patrouilles motorisées, etc. Certes, a tenu à préciser ce haut gradés de l’armée camerounaise, « la prévention n’a pas pour but d’éradiquer complètement les accidents de la circulation, et par conséquent d’empêcher des morts dans nos routes. La prévention a pour but de sensibiliser les Camerounais, sur ce qu’ils doivent et ce qu’ils ne doivent pas faire ». Mais regrette-t-il, « vous avez constaté comme moi que jusqu’aujourd’hui il y a ceux qui n’ont pas encore compris que la vie n’a pas de prix. Il y a ceux qui continuent à observer l’incivisme. Pour moi, c’est ce qui justifie ces accidents de la circulation. Les gens n’ont pas compris qu’il vaut mieux perdre une minute dans la vie que de perdre la vie en une minute. Nous allons nous battre, vous avez vu que la hiérarchie a tendu la main aux experts des pays amis qui ont fait la descente avec nous aujourd’hui, c’est pour qu’ils viennent voir, prendre contact avec ceux qui sont sur le terrain, qu’ils vivent les réalités, et nous apporter leur expertise, leur lecture, voir qu’est-ce qui ne marche pas et essayer de recadrer ».

Revenant sur les responsabilités de ces hécatombes sur les routes camerounaises, il indique qu’elles se situent à tous les niveaux. « Vous avez vu qu’il y a des gens qui circulent sans permis de conduire, il y a ceux qui achètent des permis, il y a ceux qui ne savent même pas lire les panneaux de signalisation, il y a ceux qui font la visite technique fictive, et il y a des responsables qui signent ces visites techniques. Ce n’est pas à nous de dire que ces documents ne sont pas authentiques, le rôle du gendarme c’est de s’assurer qu’il y a une visite technique. Maintenant, quant à savoir est-ce que cette visite technique a été faite en bonne et due forme, c’est pas à nous de le savoir, c’est un travail qui doit se faire avec la collaboration des autres départements ministériels pour qu’on essaye de recadrer tout ce qui ne marche pas », précise-t-il.

Source: Le Quotidien de l’Economie

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