Cameroun – Can 2019: L’appel du peuple

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Face à la pression de la Caf et à 20 mois du deadline de remise des infrastructures, les camerounais dans leur immense majorité soutiennent l’organisation de la Can 2019 par leur pays.

Hôte de la 28e Can de football, 1ère édition revue et corrigée par la Caf, prévue de juin à juillet 2019 et répartie sur 6 sites pour 24 nations. Le pays de Roger Milla, par ailleurs champion en titre de la compétition, s’apprête à offrir son hospitalité légendaire aux fans planétaires du ballon rond. Cinq fois champion d’Afrique des nations, le Cameroun vibre désormais au rythme des préparatifs en vue d’abriter le plus grand et le tout prochain rendez-vous continental du football vu sur un grand format. Autour de ce consensus, des axes prioritaires suffisent à sensibiliser le plus grand nombre. Une chance unique de combler le retard infrastructurel local, moderniser et ouvrir le pays au tourisme mondial grâce à l’expression de sa diversité, de son étoffe culturelle et à la beauté tous azimuts de cette Afrique en miniature, au nord de l’équateur.

Un rendez-vous palpitant

Par ce qu’il est, le premier en son genre prévu en été. Finies donc, les Can de janvier/février. En effet, le symposium de Casablanca de juillet 2017 aura convenu avec le comité exécutif de la Caf de revoir la copie de la Can. L’été, moment habituellement réservé aux congés des parents, des enfants, des familles et surtout des footballeurs ; période faste de soleil et de repos ; temps idéal pour se mouvoir, se défouler et se reposer ; contexte ambiant de fête et de loisir ; la 28e Can de football est une aubaine parfaite pour parcourir le Cameroun. Avec près de 2000 km de plages sur l’océan atlantique ; une eau turquoise bourrée de poisons, de crabes, de gambas et, où sillonnent des espèces les plus prisées de crevettes. Le pays a de quoi exposer ses plus belles saveurs culinaires. Pays aux 300 peuples avec autant de langues et de cultures ; sa flore expose tant de variétés vitales ; sa faune, réserve planétaire d’espèces magiques : lions, girafes, hippopotames, éléphants, tigres ; ses paysages offrent de chutes d’eau magnifiques, de perspectives montagneuses emblématiques ; sa forêt verdoyante et luxuriante offre un air pur. Du Nord au Sud Cameroun, les fans de foot auront de quoi découvrir l’œuvre paradisiaque de la nature dans toute son expansion, au milieu d’un peuple, le plus hospitalier du continent noir. D’où, cet appel résonnant, de capitaliser les défis et les retombées de la Can 2019 par et pour les camerounais eux-mêmes. 

Un peuple uni derrière sa Can

Un peuple uni, derrière sa Can Le Cameroun est jaloux de sa Can. Arcs boutés sur cet événement qui augure de nouvelles perspectives et de nouveaux horizons pour le pays, les Camerounais expriment tous ensemble, une folle envie de recevoir la coupe d’Afrique des nations de football en 2019. Partout, les gens s’empressent de reconnaître la nécessité de l’organiser. Cette Can est incessible. Elle est un gage pluriel de défis qu’il faut ensemble soutenir. Il s’agit avant tout, d’une occasion, après celle de 1972, de présenter aux yeux du monde, les richesses de ce peuple. Certes le labeur sera conséquent mais les sacrifices conduiront inéluctablement aux résultats. Jamais, de tout temps, les défis de l’extrême ont accouché de pâles gloires. Finies donc, les divergences d’opinion qui brisent parfois la solidarité et l’unité. Finis la démagogie et le dénigrement. L’heure est à la mobilisation dans tout le pays. Le Cameroun de Samuel Eto’o se veut ambitieux et réaliste. Loin, derrière les folles rumeurs de reprendre l’organisation par la Caf au profit du Maroc, de l’Algérie ou de la Cote d’Ivoire, l’opinion est rassurée que le Cominpcan décrété depuis trois ans par le président de la République Paul Biya, réussisse le coup de rattraper l’usure des délais et la matérialisation du nouveau cahier des charges pour six sites pimpants. Impossible n’est pas Camerounais entend on çà et là. C’est le plus souvent lorsque le pays est dos au mur qu’il réalise ses plus beaux exploits. Il est vrai et cela ne saurait être une manière habile de gérer les projets, en les réalisant au dernier moment. Le Cameroun continue de croire à son rêve d’organiser sa Can. Convaincu qu’il regorge en son sein de potentialités et d’intelligences qu’il suffit de mettre en synergie.

Même si, pour le moins discutable, certaines opinions soupçonnent la Caf et son président de maximiser la pression de retrait de la Can au Cameroun, notamment par ce tacle irrégulier et subit de changer les règles pendant le jeu et de les appliquer ipso facto. L’unité des Camerounais fait déjà barrage à ce complot. S’il en est un… Pourvu qu’Ahmad Ahmad arrête de dissimuler son stratagème. On espère le voir à Yaoundé, dans les prochains jours, à cet effet.

Source: Signatures, Théophile Awana, Correspondance particulière

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