Cameroun – Martin Camus: « Pourquoi je ne suis pas d’accord avec ceci… »

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Je suis l’un des plus grands défenseurs de la tenue et de la nécessité d’organiser la CAN au Cameroun en 2019…Pour cela je me dois d’attirer l’attention des Hauts dirigeants sur ce Rendez-vous majeur en quelques points.

1- Autant je soutiens que les combats politiques ne se transposent pas sur la CAN parce qu’elle n’appartient ni à Paul Biya ,ni au gouvernement mais à la Postérité, autant je trouve zélé qu’on veuille faire du Chef de l’État le gadget d’un triomphalisme qui a pour but de masquer les lacunes et les lenteurs.

2-La Campagne d’affichage inspirée par les mots à la volée du Chef de l’État, aurait pu être intelligemment orientée sur la promotion du Cameroun ou des exploits footballistique des équipes et athlètes du Cameroun qui font que nous sommes une destination naturelle des Grands événements sportifs…

3-La Can doit être un moment de communion et non de division. Pour ceux qui ont vécu la récente CAN au Gabon en pleine crise post électorale, ils ont du voir la grande différence qu’il y avait entre la co-organisation de 2012 et la flamme populaire qui a poussé les Panthères jusque là où personne n’imaginait avec une équipe embryonnaire, et l’organisation récente avec une équipe affirmée mais sans le soutien populaire attendu. Attention de mettre les batailles politiques au coeur de cette CAN et les confusions qui iront jusqu’à penser qu’une réussite de l’organisation ou des Lions est une garantie ou un brevet de bonne gouvernance décernée au Chef de l’État. Pour cela, lancer la CAN avec l’affichage salé par les portraits du Chef de l’État est une erreur stratégique au moment où on a besoin de tout le monde au moins pour être prêt.

4- Le COCAN qui vient d’être mis sur les rails par décret du Chef de l’État ne doit être ni une récompense à ceux qui sont restés fidèles à l’exécutif actuel de la Fecafoot, ni une parade politique pour récompenser les présidents de comité de base et sous-section pour la mobilisation des militants capables de chanter à tue-tête et sous le soleil « Paul Biya, toujours chaud gars… » ça doit être un foisement d’expertises, un gisement de savoir, un apparté de professionnels qui connaissent l’esprit de cette compétition et ceux qui connaissent les standards des différents secteurs…

5-La CAN, c’est probablement les stades, les hôtels, les hôpitaux et autres, mais aussi et surtout les citoyens ordinaires qui doivent se préparer à accueillir des gens qui ont leurs habitudes et leurs modes de vie. La campagne d’affichage aurait donc dû commencer par sensibiliser ceux qui vont au stade(les amoureux et supporters du foot) , ceux qui accueillent et baladent les étrangers partout (Taximen, Benskinneurs, réceptionnistes d’hôtels, tenanciers de débits de boissons et restaurants…)

VOILÀ LA CAN QUE JE SOUHAITE ET QUE J’ATTENDS. Pas celle de m’as-tu vu des membres du Comité Central et autres structures folkloriques.

© Correspondance : Martin Camus MIMB,Analyste Des Questions De Sport Revenu Des Vacances

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