Can 2019 – La clé du succès : mutualiser les efforts et communiquer

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CAN CAMEROUN 2019/

En vue du succès de l’organisation de la Can 2019 par le Cameroun, il est impératif que certaines administrations publiques arrêtent de percevoir cet enjeu comme étant celui des autres. Et que toutes, elles mettent la main à la pâte chacune dans son domaine.

Un panéliste dans une de ces émissions de débat télévisé dont nous raffolons tant, le disait tout récemment. L’organisation de la Can 2019 ne saurait être la seule affaire du ministre en charge des sports. Elle est doit être une conjonction d’efforts de toutes les administrations publiques, tant le défi est en même temps sportif, infrastructurel, organisationnel, etc. Pour ce faire, il va falloir que la partition soit jouée par tous. Dans le langage sportif on parlerait de mouiller le maillot…

La Can 2019 ne sera pas un succès seulement parce que les enceintes sportives auront été construites et livrées à temps. Il faudra également que l’état des voies de circulation urbaines et interurbaines soit au niveau requis. Que les conditions d’accueil dans les hôtels soient aux normes de la Caf et que les prestations ainsi offertes aux hôtes emportent leur satisfaction. Que les conditions de sécurité maximale soient assurées et que nos hôpitaux disposent de plateaux techniques à même d’apporter les soins appropriés aux blessés et malades éventuels. Pour ne s’arrêter que là, voilà un grand nombre de chantiers qui interpellent l’ensemble de l’équipe gouvernementales et de tous les établissements publics placés sous leur tutelle. Il appartient à chacun d’eux de formuler, de proposer et de met- tre en œuvre des actions utiles en ce sens.

Faire sa part et dire ce qu’on fait !

Le succès de l’organisation d’une Can est également tributaire du volet communication. Il s’agit de produire l’effort de porter à l’attention de l’opinion nationale internationale les récents développements des actions entreprises, de manière à rassurer et à fermer la porte aux rumeurs et aux fausses informations véhiculées qui font plus de dommages qu’on n’imagine. Il est unanimement établi que chez nous, ministres et directeurs généraux sont très réticents à parler à la presse.

Par le passé, ce refus de communiquer a été porteur de conséquences fâcheuses autant pour les institutions qu’ils dirigent que pour l’état du Cameroun tout entier. Pour cette fois, il s’agira de tourner le dos à cette habitude d’hier. Ce d’autant plus que, de par l’Afrique et le monde, on voudra vérifier et s’assurer au cours de la vingtaine de mois à venir que le Cameroun sera prêt le moment venu. Pour cette fois, on ne pourra plus s’accommoder d’une communication gouvernementale et institutionnelle uniquement tournée vers la défensive. Il va s’agir d’être pro-actif. Aucun effort ne sera de trop pour qu’en temps et en heure, on sache ce qui se fait et où…

En attendant les Camerounais tournent le regard vers leurs ministres et directeurs généraux. Ils s’interrogent sur leur capacité réelle à se mettre ensemble et à travailler de concert au succès d’un événement que trois générations de Camerounais n’ont pas connu jusqu’ici. Pourvu que ces réunions en haut lieu dont on nous rend compte par voie de presse les aient mobilisés en sonnant très fort un tocsin. Bien plus fort que ces simples mots…

© Signatures: Dominique Beling-Nkoumba

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