Cameroun : le secrétaire général de l’Onu « salue la libération de leaders des régions anglophones »

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Le porte-parole d’António Guterres a publié un communiqué le 30 août 2017, au soir de l’annonce de la libération des leaders anglophones par le président Biya.

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a félicité la libération au Cameroun « d’un certain nombre de dirigeants des régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest et de l’abandon de toutes les poursuites à leur encontre ».

Sur le site officiel de l’organisation, Stéphane Dujarric, le porte-parole d’António Guterres, rapporte que « le secrétaire général espère que cette démarche positive conduira à une nouvelle baisse des tensions et à un renforcement du dialogue politique ». L’Onu évoque cette libération, et insiste sur l’abandon de poursuites à l’encontre de ces leaders, que confère l’ordonnance du 30 août du président camerounais, Paul Biya.

Pourtant à en croire le professeur Adolphe Minkoa She, recteur de l’université de Yaoundé 2, les poursuites contre ceux des détenus anglophones aujourd’hui libérés, « peuvent être reprises si cela s’avère nécessaire ». Pour le juriste, qui fait référence à l’article 14 du code de procédure pénale du Tribunal militaire, il y a arrêt des procédures, mais pas extinction de l’action. « Cela permet juste de calmer la situation et permet à chacun de faire son propre examen de conscience. » ajoute-t-il.

L’Onu s’est toujours préoccupée de la situation dans les régions anglophones depuis le début de la crise en novembre 2016. En février par exemple, le journal The Guardian Post rapportait dans sa parution du 22 février 2017, qu’ «une  délégation du bureau de Yaoundé des droits de l’homme et de la démocratie de l’ONU, avait séjourné dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest » aux fins de recueillir des informations sur la situation.

Deux mois plus tard, François Louncény Fall, le chef du bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) avait fait une sortie médiatique pour dénoncer la coupure du réseau Internet en zone anglophone. Il s’était par la suite dit « soulagé » de son rétablissement trois mois après son interruption.

Face à l’enlisement de la situation, Kingsley Ashu et Calèche Bongo, des activistes se réclamant du Scnc, l’organisation sécessionniste du Cameroun anglophone, se sont rendus à l’Onu en août, dans le but « d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les abus des droits de l’Homme en cours dans la partie anglophone du Cameroun ». A leur suite, Yaoundé avait dépêchée une série de délégation dans plusieurs pays dont une vers les États-Unis. Celle-ci était dirigée par le Pr Paul Ghoghomu, qui devait rencontrer la secrétaire générale adjointe Mme Amina Mohamed  pour lui « donner des clarifications ».

Aujourd’hui, « le Secrétaire général encourage les autorités camerounaises à poursuivre leurs efforts pour traiter les griefs de la communauté anglophone et promouvoir des mesures de réconciliation nationale afin de trouver une solution durable à la crise ». Le porte-parole du secrétaire ajoute que M. Guterres a réitéré la volonté des Nations Unies de continuer à soutenir ces efforts.

Source: Le journalducameroun.com

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