Des parlementaires américains défendent leurs citoyens arrêtés après les manifestations en régions anglophones

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Quatre membres du congrès américains dénoncent la détention de leurs concitoyens Fomuki et Ndongo, alors que ceux-ci n’ont pas été notifiés des faits qui leur sont reprochés.

Nikis Tsongas, James P. Mcgoven, Stephen Lynch et Joseph Kennedy, quatre membres du congrès américain pour le Massachussetts, ont signé mardi, une correspondance dans laquelle ils défendent le cas de deux leurs concitoyens  arrêtés au plus fort de la crise anglophone et détenus depuis « sans inculpation« .  Il s’agit de M. Fomuki et M. Ndongo. Le texte ne donne aucune information sur les circonstances de leur arrestation, mais révèle que l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun n’a pas été autorisée à leur rendre visite.

« La répression violente menée par le gouvernement du Cameroun sur la minorité anglophone…a conduit à la détention d’un citoyen américain et d’un résident venu visiter le Cameroun », indique la correspondance adressée au secrétaire d’Etat américain, Rex W. Tillerson.

Sur les événements d’octobre 2016, Nikis Tsongas, James P. Mcgoven, Stephen Lynch et Joseph Kennedy affirment que la police locale aurait procédé à l’« arrestation violente » de plus de 100 personnes lorsque des populations anglophones du Sud-ouest et du Nord-ouest ont commencé à dénoncer la marginalisation dont elles sont victimes. Ils rapportent aussi la coupure d’Internet qui s’en est suivie, durant plusieurs mois, et appelle l’Etat américain à poursuivre des démarches auprès du Cameroun afin de veiller au respect des droits fondamentaux des populations.

Ces parlementaires demandent aux autorités camerounaises de permettre à l’ambassade américaine au Cameroun, d’avoir accès aux personnes citées ainsi qu’ »à tous les citoyens américains détenus » dans le pays. Ils demandent par ailleurs, que les procédures d’inculpation soient respectées et qu’un procès soit organisé conformément aux dispositions de la loi , ou alors que leurs ressortissants soient libérés.

La lettre datée du 19 septembre est publiée alors que le président Paul Biya se prépare à monter à la tribune des Nations unies. Il doit y prendre la parole, dès 14h ce 22 septembre, la parole sur des questions d’actualité internationale, dans le cadre du traditionnel débat général de ladite Assemblée. Comme ses homologues, Paul Biya va faire entendre la position de son pays sur les grandes orientations qui seront définies pour l’avenir de la planète. Sur le plan national, le chef de l’Etat devrait faire le point sur la situation qui prévaut au Cameroun, notamment en ce qui concerne les exactions de la secte terroriste Boko Haram, les revendications de la communauté anglophone- et les mesures entreprises jusqu’ici pour résoudre cette crise-, la crise économique alimentée par la baisse des prix des matières premières et l’assistance humanitaire que le Cameroun accorde à plus de 50 000 réfugiés.

Source: Journal du Cameroun

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