Violences du 1er octobre au Cameroun: Guterres demande une enquête aux autorités

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United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Guterres attends a press conference following the UNHCRs annual Executive Committee meeting on October 3, 2014 at the United Nations Office at Geneva. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)
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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé aux autorités camerounaises « une enquête » sur les « actes de violence signalés dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest du pays le 1er octobre » ayant donné lieu à « des pertes en vies humaines ».

Il « condamne fermement » ces actes et « reste profondément préoccupé par la situation au Cameroun », a précisé lundi soir dans un communiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric.

Le patron de l’ONU « exhorte les dirigeants politiques des deux côtés à appeler leurs partisans à s’abstenir de tout nouveaux actes de violence et à condamner sans équivoque toute action qui puisse nuire à la paix, la stabilité et l’unité du pays », a ajouté son porte-parole.

Il « prend note de l’appel au dialogue lancé par les autorités et encourage les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la Constitution camerounaise », a enfin indiqué M. Dujarric.

Ouverte il y a près d’un an, la crise anglophone au Cameroun a connu son épisode le plus sanglant dimanche avec au moins 17 morts en marge d’une proclamation symbolique d' »indépendance » vis-à-vis des francophones, selon un bilan établi lundi par Amnesty International et des sources officielles. A ce bilan s’ajoutent deux autres décès comptés au cours du week-end dans les deux régions anglophones.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10 dans tout le pays, proteste contre ce qu’elle appelle sa « marginalisation » dans la société.

Outre les séparatistes, des anglophones exigent le retour au fédéralisme, qui a prévalu au Cameroun entre 1961 et 1972, avec deux Etats au sein d’une même République.

Jeudi, Antonio Guterres était déjà intervenu dans le conflit en exhortant les autorités camerounaises « à promouvoir des mesures de réconciliation nationale ».

Source: AFP

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