Cameroun: 14 personnes enlevées en trois semaines dans l’Adamaoua

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Ces rapts ressurgissent après une brève période d’accalmie.

La saison sèche est une période de vaches maigres pour le bétail, mais de vaches grasses pour les bandits de grands chemins qui écument la région de l’Adamaoua. En effet, selon les forces de sécurité exerçant dans cette partie du pays, la saison sèche est une saison fructueuse pour les preneurs d’otages. «Il est difficile pour les preneurs d’otages d’exercer pendant la saison pluvieuse, car les rivières qui leur servent de passage sont inondées d’eau. C’est donc pendant la saison sèche qu’ils peuvent mieux se mouvoir», confie une source militaire. En effet, depuis l’arrêt des pluies il y a environ un mois, les preneurs d’otages ont repris leur sale besogne.

Ainsi, le 05 octobre  2017 dans l’arrondissement de Ngan-Ha plus précisément à Mbang-Foulbé, 07 malfrats armés de fusils de guerre, ont pris en otage les nommés Djidji et Bobbo Ousmanou. Le 13 octobre 2017, ce sont deux bergers, à savoir Allahdji Mama et Ousmanou qui sont pris en otage par 13 hommes lourdement armés dans les localités de Ngaounyang et Gamba dans l’arrondissement de Mbé, département de la Vina. Dans la semaine du 16 au 23 octobre, trois Camerounais de Ngaoui dans le département du Mbéré, ont été enlevés et gardés en otage par un groupe de rebelles centrafricains.

Le 24 octobre 2017, Allahdji Daouda est enlevé par des individus armés dans la localité de Tchabal Likok dans l’arrondissement de Martap, département de la Vina. Le lendemain, 25 octobre dernier et plus précisément à Béka Mangari sis non loin de Likok, deux bergers sont enlevés aux environs de 9h30. Il s’agit de Garga, 20 ans, et Abakar, 22ans. Le dernier cas d’enlèvement signalé dans la région de l’Adamaoua a eu lieu le 27 octobre dernier à Bidiba dans l’arrondissement de Dir, département du Mbéré, où quatre personnes ont été enlevées par six malfrats armés jusqu’aux dents. Il s’agit d’Hamidou 20 ans, Hilla 30 ans, Hamidou 25 ans et Hamadou 31 ans. Des cas d’enlèvement accompagnés par des demandes de rançon estimées à des dizaines de millions de Fcfa.

LIBÉRATION

En guerre contre les renégats qui sévissent dans l’Adamaoua du Cameroun, le Bataillon d’intervention rapide (BIR), ne baisse pas les bras. De jour comme de nuit, les éléments de ce corps d’élite sont en état d’alerte. Ainsi donc, le 25 octobre dernier, ceux-ci ont procédé à la libération de Bobbo Ousmanou et Djidji après 18 jours de captivité à Mbang-Foulbé dans l’arrondissement de Ngan-Ha. Ils ont également redonné le sourire aux familles d’Allahdji Mama et Ousmanou, qui ont passé 11 jours à la belle étoile entre les mains de leurs ravisseurs dans l’arrondissement de Mbé. Mieux, deux caches d’armes ont été découvertes.

La première découverte a été faite le 23 septembre 2017 dans l’arrondissement de Ngan-Ha, où été découvertes deux Kalachnikovs, 138 minutions et trois boites chargeurs. La seconde cache d’armes a été découverte dans la localité de Touboro, où le BIR a retrouvé le 11 octobre dernier, trois Kalachnikovs et une centaine de minutions. «Avec le retour de la saison sèche, nous demandons à la population d’être de plus en plus vigilante.

Elle doit dénoncer de manière systématique aux forces de défense, tout nouveau visage suspect dans un village. Des informations que nous fournissent les familles de victimes ou alors les ex otages, ils disent que leurs ravisseurs s’expriment en Haoussa pour la plupart. Ces éléments témoignent à suffisance que ce sont des étrangers qui viennent semer ce désordre en se faisant des complicités ici sur place. Ce sont donc ces complices qui leur indiquent les grands éleveurs du coin», martèle une source militaire.

© Source : L’OEI L DU SAHEL, Francis Eboa

⇒ Via Actu-plus.cm

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