Cameroun : Ces brimades que subissent les hommes dans le couple

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Ancien cadre dans une compagnie aérienne de la place, A. Ferdinand est en chômage depuis près de 2 ans. Du père de famille juteux qu’il était hier, il est aujourd’hui relégué  au simple rang  de garçon de course  par  son épouse, qui de son côté, travaille comme Secrétaire comptable dans une entreprise de  la  ville de Douala.

Aujourd’hui, il ne peut plus prendre  la  moindre décision au sein du couple, puisque c’est son épouse qui a pris les commandes de la famille. Il raconte lui-même sa misère : ‘’  C’est l’enfer que je vis. Je suis ingénieur en aéronautique, et je gagnais bien ma vie. Aujourd’hui, sans emploi,  je n’ai plus d’autonomie financière. C’est mon épouse qui finance les besoins de la famille. Je n’ai plus la moindre parole, c’est elle qui décide de tout et de rien. Lorsque je fais des suggestions,  elle répond que c’est elle qui finance. Par conséquent, je n’ai rien à dire ‘’.

Ce calvaire de A. Ferdinand, beaucoup d’hommes le vivent, mais en silence. En effet, dans les ménages, se passent des choses invraisemblables. Parfois,  ce sont les gourous des sectes  que nous appelons autrement Eglises des miracles qui dictent à leurs ‘’ chrétiennes ‘’ la conduite à tenir, comme en témoigne Pierre S. qui vit une situation cocasse dans son foyer : ‘’ Cela fait deux mois que mon épouse  qui est chrétienne d’une Eglise de réveil m’a fait savoir qu’elle ne peut plus consommer le mariage, parce que son pasteur lui aurait  dit que   je dois d’abord me repentir. Si je ne me repens pas, je risque de l’entraîner en enfer  ‘’.

Des histoires  autant  cocasses les unes que les autres, nous avons pu en recenser  pendant notre reportage. Par exemple, à la Cité Sic, un quartier populaire de Douala, O. Symphorien  subit aussi ses déboires.  Son épouse   a déserté le lit conjugal pour se réfugier  dans la chambre des enfants. Le motif de cette attitude est que son pasteur lui a demandé  de ne plus partager le lit conjugal, tant que son époux n’accepte pas de ‘’  renaître de nouveau ‘’  dans son Eglise. Pendant ce temps, au quartier Ngodi à Douala, c’est un homme victime du dicktat de son épouse qui ne cesse de  râler : ‘’  A la fin du mois, je dois lui présenter mon bulletin de paie et mon salaire. C’est elle qui gère tout mon argent. Chaque matin, elle me donne l’argent de taxi et de déjeuner comme si j’étais un enfant… ‘’.

Comme on peut le constater, sous les toitures, certaines femmes  marchent sur leurs époux, elles les dépouillent de leur autorité et dictent leur loi, sans que la victime ne puisse élever la moindre protestation, question de ne pas paraître comme un larbin ou un lâche auprès de l’entourage. Parfois aussi, il faut savoir souffrir en silence, et c’est ce que font les hommes martyrisés par leurs épouses.

© Source : L’Effort Camerounais
⇒ Via Actu-plus.cm
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