Cameroun: Des enseignants fouettés et molestés par la police à Yaoundé (Audio)

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Violentés, pourchassés et incarcérés, plusieurs milliers d’enseignants l’ont été ce 27 février à Yaoundé par les forces de maintien de l’ordre,  alors qu’ils entendaient « pacifiquement »  réclamer le paiement des arriérés de salaires ainsi qu’une amélioration de leur statut de fonctionnaires.

Du fer à croquer! L’on pourrait ainsi qualifier les violences et les humiliations assenées par les forces de maintien de l’ordre à un collectif de près de 30 000 enseignants qui s’est mobilisé ce mardi 27 février 2018 à Yaoundé pour revendiquer ses droits.

Ces enseignants réunis au tour d’un mouvement baptisé « Nouveau Collectif des Enseignants Indignés du Cameroun » (NCEIC) revendiquent entre autres plusieurs années d’arriérés de salaires à travers un rappel et ce, après un non aboutissement de plusieurs réunions tenues avec le ministre des enseignements secondaires.

Conformément à une note d’information adressée au sous-préfet de Yaoundé 1er, plusieurs milliers d’enseignants ont décidé de marcher ce jour dans les rues de la capitale. Des sittings devant les locaux des ministères des enseignements secondaires, de la fonction publique et des finances étaient également au programme pour accentuer la pression sur le gouvernement à l’effet d’obtenir satisfaction à leurs multiples revendications.

C’est malheureusement une chose à laquelle la police va s’opposer en musclant les biceps.  » Ce sont des scènes inhabituelles de chasse à l’homme auxquelles on assiste à la capitale depuis ce matin en ce qui concerne ces enseignants du Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun…La police a sauté sur ce enseignants…près de 200 enseignants au moment où je vous parle sont dans les différents commissariats de la ville de Yaoundé », rapporte le journaliste camerounais Guy Zogo dans une édition d’un journal radiodiffusé  dont nous vous en propos l’extrait ci-dessous:

Ce n’est pas la première fois qu’un corps de metier est violemment stoppé sur la route de ses revendications proféssionnelles au Cameroun. Ce fut le cas en novembre 2016,au mouvement de grève initié pars les enseignants et avocats anglophones sur les rues de Bamenda dans le Nord-Ouest, l’on a opposé de la repression. Il est à noter que c’est depuis 2015 que les enseignants en grève aujourd’hui ont saisi les autorités camerounaises afin qu’ils respectent le statut des enseignants qui date de 20 ans. A en croire à plusieus d’entre eux, depuis l’année 2015 justement,  plusieurs n’ont jamais eu leurs salaires, une vague n’a jamais eu de rappel, les non logements non payés, les avancement bloqués.« L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile.
L’inverse est, je crois, totalement impossible», disait un sage.


©Source: Actu-Plus.cm, OLBIF


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