Cameroun – Fantasme : Des poupées sexuelles excitent la toile

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Ces nouveaux gadgets aux formes humaines seraient conçus pour satisfaire la libido des personnes en quête d’autres types de sensations.

Depuis quelques semaines, le sujet des poupées sexuelles, encore connues sous l’appellation de « poupées chinoises », alimente la toile. Au Cameroun, le phénomène est plus présent sur le réseau social Facebook où des images de cette trouvaille alliant sexe et technologie inondent les pages, mettant en avant leurs plus beaux atours. Une poitrine rebondie sur un ventre ultra plat côtoie un muscle fessier bien galbé. Des formes généreuses en silicone, à même de rendre jalouse la plus belle des « bimbos ».

Ici, on a même l’embarras du choix, car on peut les avoir noires ou blanches. Les femmes aussi sont servies, puisque ces poupées existent également en version masculine. Des jouets au physique d’athlète, avec un pénis qui se décline en plusieurs volumes, au gré des envies. Dans leur description, on apprend que ces gadgets, bien différents des poupées gonflables, ont une texture moelleuse et peuvent simuler des gémissements durant l’acte sexuel. Le réalisme est époustouflant. Des avis s’affrontent sur la toile à propos de ces trouvailles venues d’ailleurs.

« La poupée rend la vie facile. Elle n’a pas besoin de IPhone, ne demande pas de transfert de crédit, n’est pas jalouse, ne connaît pas les sorties nocturnes …», peut-on lire. Face à ces affirmations où certains hommes pensent qu’avec ces nouvelles « compagnes » les dépenses sont minimes, la riposte des femmes ne se fait pas attendre. « Avec ces poupées, il faut aussi avoir de l’argent, car elles ne coûtent pas rien et en plus, leur entretien n’est pas à la merci de tous », lance une dame.

Dans la rue, la méfiance s’est déjà installée. « Ces histoires sont un instrument de commerce et de dépravation des moeurs. Ce sont des gadgets du démon », s’insurge Aline Olinga, une chrétienne interrogée. Pour sa part, Lucie Otabela Ndongo, agent d’entretien, pense que « ces poupées sont fabriquées pour rivaliser avec la femme, mais elles ne pourront y arriver, car elles ne peuvent ni entretenir la maison, ni faire la cuisine ». « Si aujourd’hui il existe des poupées sexuelles, il y a lieu de se demander où va ce monde et quelle est la place que l’être humain y occupe. C’est tout simplement une oeuvre du diable, car la seule partenaire que Dieu a donné à l’homme, c’est la femme et non une poupée », explique un homme d’église. Au ministère de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff), l’on apprend qu’il n’existe pas de dispositions particulières sur l’usage de ces gadgets sexuels.

Friperie

Néanmoins, Chandel Ebale Moneze, sous–directeur de la promotion et de la famille, pense que cette poupée, qui est l’intrusion d’un objet physique non humain dans la sexualité est un objet libidinal et la preuve que quelque chose perturbe la sexualité humaine. Selon lui, il y a lieu de resocialiser la famille face à ce phénomène qui peut-être perçu comme une menace à la procréation.

Certaines informations font état de ce que ces poupées sont déjà disponibles dans certaines grandes métropoles africaines, à l’instar de Ouagadougou (Burkina-Faso), Lagos (Nigeria) ou Abidjan (Côte d’Ivoire). Notre enquête n’a pas permis d’identifier un point de vente au Cameroun. A Yaoundé par exemple, dans les boutiques appartenant aux ressortissants chinois, l’on apprend que ces gadgets sexuels ne sont pas encore commercialisés. Mais, des sources annoncent l’arrivée d’un premier stock dans un magasin de la capitale politique dans les prochains jours.

Au marché Mokolo, une commerçante affirme qu’« au vu de leur coût, elles ne pourront être accessibles au grand nombre qu’à la friperie ». Le prix de ces poupées fabriquées est en effet estimé à 1,2 million Fcfa. Certains sites spécialisés renseignent que ces dernières peuvent coûter jusqu’à 2,5 millions Fcfa, en fonction des options et de la qualité de ce produit.


© Source: Quotidien Mutations, Mélanie Ambombo   ⇒Via Actu-Plus.cm


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