Assassinat de Mgr Bala: le lien entre le limogeage de Belinga Eboutou et la dépouille

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Le réaménagement gouvernemental du vendredi, 02 mars 2018, a coïncidé avec la commémoration du neuvième mois du repêchage de la dépouille de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA dans les eaux du fleuve Sanaga.

Le vendredi, 02 mars 2018, le président de la République a procédé à un réajustement de l’équipe Yang Philémon. Un des faits marquants de cette décision est le limogeage de Martin BELINGA EBOUTOU.

Le Directeur du Cabinet Civil de la présidence de la République quitte sa prestigieuse fonction trois mois seulement avant la commémoration de l’an un de l’enlèvement et l’assassinat de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA.

Ironie du sort, il est limogé au deuxième jour du mois. La même date à laquelle fut retrouvée, il y a neuf mois, la dépouille de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA, flottant dans les eaux du fleuve Sanaga.

Symbolique ou simple hasard de circonstances et de calendrier ? Une seule certitude : la coïncidence n’est pas banale.

Le 02 juin 2017, Monseigneur Jean Marie Benoît BALA était retrouvé sans vie dans les eaux du fleuve Sanaga. Son corps gisait, selon le pêcheur qui l’aurait découvert, à un mètre de profondeur, au large du village Tsang, par Monatele, dans le département de la Lekié.

L’évêque de Bafia était porté disparu depuis la nuit du 29 au 30 mai. Il aurait quitté l’évêché aux environs de 23h50. Son véhicule avait été retrouvé sur le pont d’Ebebda, avec une curieuse note : « Je suis dans l’eau ».

Alors que tout orientait vers un suicide par noyade, la dépouille ne présentera aucun signe du genre. Tout comme rien n’indiquait qu’elle ait pu passer deux jours et trois nuits dans l’eau.

Les soupçons vont très vite se porter sur un crime perpétré par des lobbies homo-pédophiles. Ainsi, L’évêque aurait débusqué un réseau de pédophilie homosexuelle dans son diocèse, notamment au Petit Séminaire de Bafia.

Martin BELINGA EBOUTOU, Directeur du Cabinet Civil à la présidence de la République, sera indexé comme le commanditaire présumé de l’enlèvement et l’assassinat de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA.

Vincent Sosthene FOUDA l’accusera même d’avoir émis le coup de fils qui aurait fait sortir L’évêque de son évêché pour le mettre nez à nez avec ses bourreaux. Des accusations qui auront la faiblesse de manquer de preuves.

Mais, l’enquête qui s’en suivra sera une preuve, s’il en fallait, que de très hautes personnalités étaient impliquées dans ce meurtre ; un modèle de distorsion et d’entrave.

Entre intimidations, menaces de mort, manipulation, falsification présumée des résultats des autopsies, décès suspects et profanation de la Cathédrale Saint Sébastien de Bafia, l’enquête policière conclura à la noyade comme « cause la plus probable de la mort », faute de traces de violence sur le corps. Le constat aurait été fait à la suite de la troisième autopsie pour le moins polémique.

Cette thèse est formellement rejetée par l’Église, fortement soutenue par l’opinion publique. La Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC), exigeant la publication des résultats de la première autopsie, affirmera que le corps de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA « portait bien des traces de violence ».

Les évêques du Cameroun ont porté plainte contre X pour enlèvement, séquestration, torture et assassinat. Ils affirment que « Monseigneur Jean Marie Benoît BALA ne s’est pas suicidé. Il a été brutalement assassiné ».

Neuf mois après, la procédure n’a pas évolué. Les avocats commis par l’épiscopat sont dans la phase d’enquête pour recueillir tous témoignages pouvant permettre de faire avancer la cause.

Monseigneur Jean Marie Benoît BALA a été inhumé le 03 août 2017 sur fond d’affrontements entre l’Église et l’État. La question étant de savoir : Qui et qu’est-ce que pouvait bien protégé le système gouvernant pour entraver à ce point l’enquête et tenter de falsifier la vérité.


Source: Ebugnti.wordpress.com


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