Cameroun – Crise anglophone : À quoi jouent les Etats-Unis ?

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Malgré l’insurrection armée qui embrase les régions anglophones, le pays de Donald Trump n’aide pas le Cameroun à traquer ces ennemis de la paix qui infligent des souffrances atroces.

Les Etats-Unis d’Amérique se positionnent sur l’échiquier international comme un pays placé en première ligne dans la lutte contre le terrorisme dans le monde. Mais depuis le déclenchement de la crise anglophone au Cameroun, de nombreux terroristes sous le couvert des revendications dites anglophones, infligent des souffrances atroces aux populations qu’ils prétendent défendre la cause. Ils incendient des écoles, tuent, violentent, enlèvent des citoyens. Ils demandent des rançons, ils sèment la mort à la pelle.

Certains des commanditaires qui s’expriment librement sur internet, à partir du territoire américain où ils envoient des financements aux combattants armés en vue de déstabiliser le Cameroun, un pays indépendant, ami des Etats-Unis, membre de l’Organisation des Nations Unies. Et pourtant, le dispositif de haute technologie dont dispose ce pays permet de traquer avec facilité ces Camerounais qui financent les terroristes à partir de leur sol, profanent sur leur sol les emblèmes de la République Cameroun. Il y a plutôt des appels au dialogue ; un dialogue que les pouvoir publics ont commencé depuis plus d’un an en apportant des solutions à la quasi-totalité des revendications corporatistes anglophones. Mais en face, la violence va crescendo.

Les indépendantistes campent sur la sécession dont les Etats-Unis savent qu’elle n’est pas la solution qui règlera la crise anglophone.

A partir de ce moment, que peut-on attendre de la rencontre entre Peter Henry Barlerin l’ambassadeur des Etats-Unis, Grégoire Owona ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Agbor Balla Nkongho directeur du Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (CHRDA) et ancien détenu dans le cadre de la crise anglophone, Cardinal Christian Tumi représentant le clergé, Chimuta Divine Banda, président de la Commission nationale des droits de l’homme et des Libertés (CNDHL), Elisaberth Tamanjong (femme politique, ancienne SG du SDF), Maxilienne Ngo Mbe, directeur exécutif du RHEDAC, Maurice Kamto, président de Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) L’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a en effet réuni ces personnalités à Yaoundé le 03 avril dernier.

Objectif avoué de la réunion, rechercher une solution de sortie de crise anglophone au moment où toutes les tentatives du gouvernement de ramener la paix dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest n’ont pas trouvé une oreille attentive. Selon quelques indiscrétions, il y a encore des conditions préalables au dialogue qui tournent autour de la libération des personnes arrêtées, y compris celles qui ont été extradées du Nigeria. Des propositions qui ne reposent sur aucune garantie de paix à partir du moment où les groupes armés qui se sont formés dans le chaos créé par les sécessionnistes échappent aujourd’hui à tout contrôle.


©Source: L’Essentiel du Cameroun  ⇒Via Actu-Plus.cm


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