Lutte contre la corruption: La CONAC multiplie les initiatives

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L’institution a procédé hier au lancement de la 10e série des Initiatives à résultats rapides (IRR) au sein des ministères, entreprises publiques et parapubliques.

Une 10e série des Initiatives à résultats rapides (IRR) et la même motivation pour la Commission nationale anti-corruption (CONAC) : améliorer les résultats de la lutte contre ce fléau au sein des ministères, structures publiques et parapubliques. L’ambition est connue, mais semble limitée par les moyens. Surtout le déficit en ressources humaines.

Pour l’exécution de cette 10e série lancée hier à Yaoundé, la CONAC cible 15 structures étatiques dont des ministères et entreprises publiques et parapubliques. La cérémonie de lancement était présidée au siège de la CONAC par le chef de division des investigations, Mme Laurentine Ngo Bikoï, représentant le président, Dieudonné Massi Gams. De fait, les challenges identifiés par la CONAC sont nombreux et variés. En effet, il est question de se mobiliser afin que les ressources allouées aux différents projets de développement soient effectives et efficaces. Car, comme l’a souligné Mme Laurentine Ngo Bikoï, l’ambition d’enrichissement illicite et la cupidité des gestionnaires restent croissantes. Par ailleurs, en dépit de la sensibilisation et des sanctions, des prédateurs se moquent de leurs concitoyens et amassent des biens publics destinés à l’amélioration des conditions de vie.

Les IRR ambitionnent donc de renverser la tendance, en conduisant à des changements dans la qualité des services et dans la gestion des biens publics. En clair, c’est un combat pour le changement des mentalités des agents publics et la réduction considérable de la pratique de la corruption dans nos services publics et parapublics. Ainsi, plusieurs leviers sont identifiés pour résorber le fléau. En effet, au sein des établissements hospitaliers par exemple, une IRR se résume en la précision.

Laquelle se décompose en prévention, à savoir réduire de 60% les détournements de malades ; l’éducation (réduire d’au moins 50% la vente parallèle et illicite de médicaments) ; l’incitation (identifier et récompenser les agents intègres) et la sanction (rendre applicable 80% des sanctions de tout acte de corruption confirmé. Le rendez-vous a été donné le 18 juillet prochain, en vue de la restitution et de l’évaluation des premiers résultats enregistrés au sein des organismes ciblés.


©Source: Cameroon-tribune  ⇒Via Actu-Plus.cm


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