Chirurgie endoscopique en gynécologie: Un congrès mondial très couru au Cameroun

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Le débat sur les pathologies gynécologiques liées à la chirurgie endoscopique, ainsi que le partage d’expériences et le transfert des technologies ont meublé ces travaux d’une semaine.


Source: Cameroon-report, Charles Abega


Le rideau est retombé sur le tout premier congrès mondial de la chirurgie endoscopique en gynécologie le 27 avril 2018 au Cameroun. C’est la toute première fois qu’un pays logé en Afrique Centrale accueille le gotha mondial de la chirurgie endoscopique en gynécologie. Le pays de Paul Biya est celui qui a eu l’honneur de le faire. La Capitale du pays a abrité durant une semaine, ce congrès mondial placé sous le haut patronage du Président de la République. Pendant cinq jours, près d’un millier de participants dont des sommités scientifiques venus du monde entier ont eu des débats sur les pathologies gynécologiques liées à la chirurgie endoscopique, ainsi que le partage d’expériences et le transfert des technologies ont meublé ces travaux d’une semaine. C’est ainsi que les efforts déployés par le Cameroun en matière de gynécologie ont largement été salués par les médecins de renom qui prenaient part à ce tout premier congrès mondial de chirurgie endoscopique.

En effet, avec son Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine (CHRACERH), les autorités camerounaises en l’occurrence André Mama Fouda ministre de la Santé, ont indiqué que par-là, le pays démontre la ferme résolution du Président de la République à assurer la prise en charge de la santé de la femme camerounaise. Par ailleurs le Pr Jean Marie Kasia, a révélé l’implication de ces mécènes pour la mise en œuvre de la technique révolutionnaire au Cameroun. «Cette cérémonie présidée par le Premier ministre au nom du chef de l’Etat est un indicateur majeur de l’intérêt que le président Paul Biya et son épouse accordent au sujet qui nous réunit ce jour […] La présente rencontre devrait servir à permettre aux scientifiques camerounais d’accéder à ces techniques nouvelles qui font des merveilles en préservant le corps des femmes, tout en étant une solution économique», a déclaré l’agrégé de médecine.

Selon celui qui est par ailleurs président de la Société africaine de chirurgie endoscopique en gynécologie, les enjeux sont énormes. «Ils sont à la fois de l’ordre du prestige pour notre pays qui accueille ces sommités, mais surtout scientifiques pour le flux de connaissances et de compétences, jamais égalé en une semaine », a-t-il précisé. Les travaux concernaient aussi entre autres des problèmes d’infertilité, l’hystéroscopie opératoire, les adhérences pelviennes, la cancérologie, les fibromes, l’endométriose. Des thèmes pertinents pour l’Afrique où le taux de stérilité atteint 40% dans certaines zones. Une stérilité causée dans la plupart des cas par des cancers gynécologiques. Les gynécologues camerounais, africains, ont eu la chance de se former pendant cette semaine. Tout un programme de formation a ainsi été mis en place et va aboutir à la mise sur pied d’un centre de formation au Cameroun de renommée internationale, dont le but est de former les gynécologues de demain.

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