Congo : « la libération du général Mokoko doit être la seule condition de l’accord avec le FMI » – (avocats)

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En République du Congo, l’obtention d’un accord avec le Fonds monétaire international conditionnée à la libération du général Mokoko ? C’est en tout cas la requête de ses avocats adressée à l’institution de Bretton Woods.


Source: Africanews


Brazzaville a sollicité un plan d’aide auprès du Fonds monétaire international afin de restructurer sa dette, qui, l’an dernier, atteignait les 110 % du PIB. Alors que les négociations se poursuivent, le FMI a déclaré le mois dernier qu’un accord ne serait proposé que lorsque les autorités congolaises auront rempli toutes les conditions, notamment la lutte efficiente contre la corruption. Mais pour les avocats du général Mokoko, le Fonds doit aussi tenir compte de la situation des droits de l’homme dans le pays.

“Nous demandons au FMI de subordonner l’accord sur le point d‘être ratifié par le conseil d’administration à la fin de la répression des membres de l’opposition politique … et à la libération immédiate de Jean-Marie Michel Mokoko”, ont suggéré ce mardi au FMI, Jessica Finelle et Etienne Arnaud, les avocats parisiens de l’opposant congolais.

Ancien chef d’Etat-major général de l’armée tombé en disgrâce avec le président congolais Denis Sassou N’Guesso, le général Mokoko a été condamné ce mois à 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”. L’ancien candidat à la présidentielle de 2016 a notamment été reconnu coupable d’une tentative de renversement du régime.

Son procès, jugé lapidaire par ses partisans et par les organisations de défense des droits humains fait partie d’une série de procès mettant en cause des opposants et anciens dignitaires du régime congolais. De l‘œil des observateurs de la vie politique congolaise, le président Sassou tente ainsi de taire toute voix dissidente.

Début mai, l‘Église catholique congolaise a elle-aussi fait part de ses inquiétudes quant à la situation dans le pays. Dans un communiqué au vitriol, elle a du reste appelé Brazzaville à un véritable débat politique, à la libération de “toutes les personnes en prison à la suite des contentieux politiques” et à la fin de la corruption.

Des remarques contre lesquelles s’est insurgé le gouvernement, appelant l‘épiscopat congolais à revenir à son rôle de religieux.


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