Croissance : le Cameroun, moteur de la CEMAC

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Selon le Fonds monétaire international, «seule une forte croissance du PIB hors pétrole au Cameroun permet à la région de continuer d’afficher des taux positifs».  


Source: Cameroon-report, Bell Josué 


Les perspectives macroéconomiques de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale  (Cemac) pour l’année 2018 sont favorables. « Après avoir enregistré une récession en 2017, l’activité se redresserait en 2018 avec un taux de croissance de 1,7% », projette le rapport de convergence, présenté en avril dernier la réunion des ministres des Finances de la Zone franc, tenue. C’est une sorte de carnet de santé et de bulletin de note des pays membres de cette zone monétaire. Une perspective que la sous-région doit au Cameroun. «Seule une forte croissance du PIB hors pétrole au Cameroun permet à la région de continuer d’afficher des taux positifs», indique le FMI dans son rapport sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne paru au mois d’octobre dernier. 

Selon le rapport de convergence de la zone franc, le secteur primaire serait le principal moteur de croissance en 2018. Il enregistrerait la plus forte contribution à la croissance (1,0 point contre -0,9 point en 2017) suivi par le secteur tertiaire (0,6 point après 0,4 point un an auparavant) et le secteur secondaire (0,3 point presque comme en 2017).  Et à en croire le document, retour du secteur primaire comme moteur de la croissance découlerait notamment « du rebond des activités agro-pastorales au Cameroun ». Par ailleurs affirme le document, « La reprise de l’activité dans le secteur secondaire se maintiendrait en 2018, en liaison avec notamment «la construction et la réhabilitation des infrastructures routières ainsi que la mise en service de certaines infrastructures issues des grands projets structurants déjà arrivés à terme, notamment le barrage de Menve’ele et le Port en eau profonde de Kribi au Cameroun ». 

Dans ses Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2018, la Banque africaine de développement (Bad) estime en effet, que le Cameroun est «l’une des économies africaines les plus résilientes ». Les taux de croissances du Cameroun montrent d’ailleurs que le pays résiste mieux à la crise actuelle due à la baisse des prix de matières premières (notamment du pétrole) et de l’augmentation des dépenses de sécurité du fait notamment des menaces terroristes. Alors que du fait de cette crise nombre de pays de Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont en récession -Congo (-3,2% contre -2,8% en 2016), Guinée Équatoriale (-2,6% contre -8,9%), et Tchad (-5,2% contre -3,3% en 2016)- le Cameroun enregistre juste un infléchissement de quelques points de sa croissance qui passe d’un taux  moyen de 5,8 % de 2013 à 2015 à 4,7 % en 2016 et 3,4 en 2017. Selon les prévisions de toutes les institutions internationales, la croissance du pays devrait même remonter dès cette année. Les taux attendus sont de 4,1 % et 4,8 % respectivement en 2018 et 2019. 


 

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