Kiosque: Elecam et la crise anglophone ont essoufflé la presse politique ce jour

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2018 n’est plus lointain, nous y sommes depuis 5 mois, mais les élections semblent toujours incertaines. Au moment où la crise sociopolitique dans les régions anglophones s’éternise en s’enlisant, l’atmosphère au sein de l’organe en charge des élections n’est pas viable rendant même par là, cet organe peu fiable. Aux cotés d’une armée qui sait se montrer loyale et déterminée quoique quelques fois critiquée, les pouvoirs publics sont au four et au moulin. C’est ainsi que les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Mais la presse est cramponnée et ne loupe rien.

La  rédaction de Actu-plus vous propose donc la revue de presse politique de ce 29 mai 2018. 


#Elecam

Directorate General of Elecam –  « News Official Appointed » , ainsi titre Cameroon-tribune à sa deuxième une.  Le quotidien bilingue camerounais revient sur ce changement d’hommes au sommet de Elections Cameroon (Elecam) décrété hier par le Président de la République. Paul Biya, nous renseigne le quotidien gouvernemental,  a signé le lundi 28 mai 2018, deux décrets nommant Eric Essousse au poste de Directeur général des élections et son adjoint M. Abdoulkarimou . Dans son numéro de ce jour, le journal  fait le portrait des nouveaux promus. C’est également ce que fait le Quotidien Emergence qui présente à sa une, « Eric Essousse : nouveau DG » de Elecam. Le quotidien privé bilingue fait savoir que par ce décret qui nomme le nouveau DG, le Président de la République a limogé Abdoulaye Babale. Cet ange déchu d’Elecam intéresse également Le Jour qui croit savoir « Comment Abdoulaye Babale a été limogé »  et propose à ses lecteurs l’ambiance au sein de l’organe en charge des élections au Cameroun. Mutations pour sa part y voit comme une stratégie électorale du chef de l’Etat qui aurait déjà l’esprit dans la Présidentielle 2018.  Le nouveau patron de Elecam, serait donc « Le nouveau Joker de Paul BIYA ». Le journal fait savoir que dans l’ombre depuis 1992, Erik Essousse, ancien responsable de la censure administrative et ex-Dga a été promu hier. Pour son lectorat, le journal Mutations qui revient sur la chute peu glorieuse de Abdoulaye Babale fait surtout les portraits du nouveau DG et son adjoint. Pour l’heure, ce n’est pas la grande sérénité chez l’ex-DG.  « Abdoulaye Babale en fuite » fait savoir Le Point Hebdo au pied de sa une. Mais l’arrivée des nouveaux hommes à la tête de l’organe en charge des questions électorales semble inquiéter Sans Détour qui croit savoir que le nouveau DG des élections n’a que 3 mois pour préparer des consultations à l’importance avérée, dans une ambiance marquée par la démotivation de son personnel, et des récriminations tous azimuts de la classe politique. Le journal parle à juste titre de la Cacophonie à Elecam et titre « Les dangers sur les élections de 2018 ». Pour la fin des remous au sein d’Elecam, il faut encore attendre et The Guardian Post voit déjà le décret présidentiel du 28 mai comme une solution provisoire. « BIYA opts for  temporary solution to conflict authority at Elecam ».

#CriseAnglophone

Opérations anti-terroristes à Santa – « Les clarifications du gouvernement », voilà qui fait la une de Cameroon-Tribune ce jour. Le journal fait savoir qu’après les événements du week-end dernier à Santa dans le département de la Mezam, où les individus lourdement armés ont été neutralisés par les forces de défenses, le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary était face à la presse hier pour faire le point de ces opérations. Lesquelles intéressent d’ailleurs le journal L’Orphelin qui croit savoir qu’à Santa« L’armée détruit une base de sécessionnistes et libère 20 otages ». A en croire au journal, dans la nuit du 24 au 25 mai 2018, dans la localité de Piyin par Menka, dans l’arrondissement de Santa, les Forces de Défense ont pris d’assaut une base de terroristes. Cette opération a permis la libéralisation de 20 Otages et la neutralisation de plusieurs ravisseurs. 20 armes de guerre, plus de 2000 munitions, des dizaines de millions de F CFA, une liste projetant les enlèvements à court terme et les bérets des soldats décapités ont également été récupérés sur les champs de batailles, précise le journal. Que d’exploits donc pour nos forces de défense ! Mais plutôt que de parler d’exploits,  The Star, préfère parler des exactions des forces de défense perpétrées au cours des ces incidents du week-end dernier à Santa. Cet arrondissement de la Mezam, dans le Nord-Ouest est présenté dans un bain de sang. « Bloodbath in Santa, North west – Sécurity Forces kill 30 », titre The Star. Le journal privé anglophone présente tour à tour, le ragard de Ni John Fru Ndi sur la scène des incidents à Menka, le témoignage du Fon de Menka-Piyin. Autant de versions qui installeraient dans le doute et la confusion. Au journal The Guardian Post, de s’interroger sur celui qui cache la vérité.  « Santa Massacre : Who is hidding the truth ? », à sa tête de une. En attendant la réponse, l’on peut être sûr que les populations dans ces régions anglophones sombrent dans l’horreur. C’est ce qui se voit dans ce zoom que le quotidien Emergence sur « l’insupportable » vie des riverains de l’axe Buéa-Kumba. « Anglophone Crisis : Life unbearable for inhabitants along Buea-Kumba road », titre le quotidien privé bilingue au pied de sa une.


 

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