Présidentielle 2018: Un sondage donne Paul Biya vainqueur

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Il a été réalisé entre mars et avril 2018 par une équipe de chercheurs dans le domaine des sciences de gestion avec une solide expérience dans les techniques qualitatives.


Source: Cameroon-report, Corine Alima


Pour la majorité des Camerounais, Paul Biya reste l’homme de la situation. C’est ce qui ressort du baromètre Elmed, du nom des trois chercheurs qui l’ont conçu. Il s’agit du Dr Célestin Elockson, du Pr Joël Müller et du Pr Emmanuel Djuatio. Tous sont des chercheurs dans le domaine des sciences de gestion et se revendiquent d’une solide expérience dans les techniques qualitatives et quantitatives.

Selon Elmed, ils sont plus de 57 % à préférer Paul Biya comme président de la République face à une opposition éclatée. Le président sortant, est suivi de Cabral Libii du mouvement 11 millions des citoyens (16%), Akere Muna du mouvement NOW (5%), Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (5%), Joshua Osih du Social Democratic Front (4%) et l’ancien ministre Garga Haman et président de l’Alliance pour la démocratie et le développement (2%).

Pour justifier leur choix, 24,6% des personnes sondées évoquent des raisons personnelles non exprimées. Les Camerounais motivent aussi leur choix par le potentiel du candidat à garantir la paix (15,9%), ses capacités à diriger (15,3%), son potentiel à impulser le changement (13,2%), sa sagesse et son intelligence (7,6%). Les choix sont également le fait de la résignation pour environ 5,8% des cas. Biya apparaît donc comme le candidat le plus à même de gérer le pays. Il est perçu comme un homme de paix. L’arrivée de Joshua Osih, n’a pas encore opéré de miracle et très peu d’individus interviewés font confiance à Maurice Kamto du MRC. Ils lui reprochent de s’entourer des militants qui véhiculent des thèses ethniques. Le tour du pays fait par Akere Muna et Cabral Libii semblent avoir amélioré leur côte alors que Garga Haman est présenté comme un candidat ethnique.

Échantillon

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs disent avoir interrogé, sur la période de mars à avril 2018, 4154 individus (inscrits sur le fichier électoral ou en voie de l’être). Soit 1768 à Douala et 2 386 à Yaoundé. Pour justifier cette échantillonnage, l’auteur de l’enquête d’opinion explique qu’en se référant aux données de la présidentielle de 2011, «ces deux métropoles représentaient 24 % du corps électoral». Il s’agit donc pour eux, «d’une photographie de l’opinion portant sur le quart de personnes devant prendre part aux prochaines élections sauf cas de changement notables sur les listes électorales». En plus, indiquent-ils, «un candidat moins connu dans ces deux métropoles aura du mal à émerger dans les villes de moindre importance où le vote ethnique est souvent préféré».

Elmed, entend renouveler cette expérience pendant toute la période qui va précéder l’élection présidentielle. Objectif : donner aux acteurs politiques les informations sur leur réelle popularité, informer les différents acteurs sur les intentions de vote et la structuration de l’électorat et informer les acteurs politiques des attentes de leur électorat.


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