Russie : Poutine, quatrième mandat… et plus si affinités ?

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Presidential candidate, President Vladimir Putin votes at a polling station during Russia's presidential election in Moscow on March 18, 2018. / AFP PHOTO / POOL / Yuri KADOBNOV

Vladimir Poutine a été réélu avec 76,7 % des voix

Le président russe doit être investi ce lundi pour un quatrième mandat présidentiel jusqu’en 2024. Au pouvoir depuis déjà 18 ans, il n’est pas près d’y renoncer.


Source: LeParisien.fr


« Je n’ai jamais ressenti de dépendance au pouvoir. » Ainsi parlait Vladimir Poutine, en 2008, alors aux commandes de la destinée de la Russie depuis déjà huit ans. Une décennie plus tard, c’est toujours le même Poutine qui sera officiellement réinvesti ce lundi pour un quatrième mandat présidentiel. En piste – au moins – jusqu’en 2024. Il aura alors 71 ans et aura passé un quart de siècle à diriger d’une main de fer – sans alternative crédible… ou tolérée – le plus vaste pays du monde.

L’ex-agent du KGB (les services secrets russes) a été réélu en mars avec 76,7 % des voix, le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir. Et ce malgré les irrégularités dénoncées par l’opposition et des ONG. Ce tsar moderne lâchera-t-il seulement un jour le pouvoir ? Lui qui avait qualifié la chute de l’URSS de « plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle », s’est attelé – non sans provoquer d’importantes tensions avec l’Ouest – à redonner une place stratégique à son pays sur la scène internationale. Une mission qu’il s’est assigné, celle d’une vie…

À la recherche d’un successeur ?

Interrogé sur le sujet, le patron du Kremlin a nié en bloc. « Vous devez plaisanter ! Qu’est-ce que je dois faire ? Rester ici jusqu’à mes 100 ans ? Non », a-t-il tranché. Mais il pourrait être tenté, comme en 2008, d’installer un président à sa place (Dmitri Medvedev), de prendre la tête du gouvernement et de continuer à tirer les ficelles. La Constitution russe lui interdit de briguer deux mandats consécutifs. Il a assuré qu’il ne la modifierait pas, mais son assise sur le pays est telle que beaucoup lui prêtent cette intention.

Les analystes de la politique russe s’accordent en tout cas à dire que Vladimir Poutine ne lâchera pas les rênes sans s’assurer d’avoir trouvé un successeur à sa main. Lui permettant ainsi de prendre du recul, mais pas forcément sa retraite.

Sauf à ce que l’opposition ne parvienne, d’ici 2024, à faire son trou. Cette année, sa principale figure, Alexei Navalny, avait été déclarée inéligible – une orchestration du Kremlin, selon lui – et n’avait pu se présenter. Jusqu’à présent, personne n’a jamais été en mesure d’inquiéter, de près ou de loin, l’indéboulonnable patron de la Russie. Pas même l’Occident.


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