Crise sociopolitique: Les partis politiques et la société civile s’opposent à l’intervention étrangère

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Coalition citoyenne pour le Cameroun

La Coalition citoyenne pour le Cameroun, qui traite certains leaders de la classe politique nationale de « Pseudos leaders », plaide pour un changement du Cameroun par les Camerounais.


Source: Cameroon-report, Marlyse Abeng


La société civile ne saurait être opposée de manière constante à l’Etat en tant qu’incarnation du pouvoir politique. Elle n’est pas composée uniquement d’organisations agissant dans un sens opposé à l’Etat. Etablir une barrière entre société civile et Etat ne participe pas à faire ressortir toute la quintessence de la notion de société civile. Ainsi apparaît-elle d’une part comme partenaire de l’Etat et d’autre part comme lien entre l’administration centrale et locale et les citoyens. Elle vient de le démontrer à Douala, à travers la Coalition citoyenne pour le Cameroun (Coacic). Au moment où la paix est mise à rude épreuve au Cameroun avec les sécessionnistes dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, de l’interventionnisme étranger entre autres, la Coacic veut faire entendre sa voix. Cette coalition constituée d’organisations de la société civile, partis politiques, personnalités indépendantes, universitaires, a organisé des assises à Douala le 6 juin 2018. «La rencontre d’aujourd’hui a permis de lancer la révolution 2018. Nous avons élaboré un calendrier de déploiement sur le terrain pour sensibiliser, informer les populations camerounaises», explique Bruno Deffo, Coordonnateur de la Coacic.

Celui qui est par ailleurs président du Modecna (Mouvement démocratique de conscience nationale) désapprouve également l’intervention des puissances étrangères au Cameroun et s’oppose à toute volonté interventionniste des forces étrangères au Cameroun. « Nous pensons au Modecna et à la Coacic que nous n’arriverons pas jusqu’à l’intervention des forces étrangères au Cameroun. Nous allons résoudre le problème par nous-mêmes. Raison pour laquelle nous demandons au président Paul Biya de nous instaurer un dialogue inclusif maintenant pour pacifier le Cameroun », argue Bruno Deffo.

« Pseudos leaders »

Jean Marc Ngoss pense que certains leaders de la classe politique nationale le sont.  Celui qui ne mâche pas ses mots argumente que « Ceux qui passent le temps à l’extérieur à côtoyer les grandes chancelleries, à courtiser les officines étrangères se mettent le doigt dans l’œil. Je dis au peuple de regarder leurs pseudos leaders quand ils sont invités dans les ambassades à Yaoundé, comment ils se font tout petits. S’ils arrivent aux affaires demain ils ne pourront même pas se mettre droit, ils vont se prosterner ». Pour lui enfin, « l’alternance se fera avec les Camerounais, dans le respect des institutions, dans le cadre d’un dialogue positif et le respect de l’autre. Nous devons nous mettre debout parce que l’heure est à la mobilisation. Ceux qui pensent que l’alternance se fera avec l’extérieur se mettent le doigt dans l’œil. L’alternance se fera avec les Camerounais ».

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