Les africains doivent-ils recourir aux ancêtres ?

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Nous ne sommes qu’au début de la compétition. Les performances des équipes africaines ne sont pas des plus intéressantes que d’aucuns pensent à un appel au secours ad patres.


Par Fernant NENKAM


La qualité du jeu incite plutôt à des aménagements tactiques et surtout une approche psychologique prudente et efficace.

A la lecture des matchs disputés jusqu’au soir du 18 juin 2018, les Africains ont débuté timidement les hostilités laissant, pour les uns, l’impression de la transparence dans le jeu tandis que les autres, à l’exemple de la Tunisie, un fond de jeu à améliorer. L’expérience nous enseigne qu’une équipe qui utilise les couloirs latéraux dans les offensives maximise ses chances de scorer. De même qu’une équipe qui meuble en permanence le milieu de terrain, est menaçante et dangereuse. Il suffit de disposer d’un métronome au poumon d’acier. Au Cameroun, Abéga Théophile, Etamé Mayer en étaient des modèles. 

Pour l’instant, les cartes ne sont pas encore jouées bien que la pression et le stress font leur lit. On attend de voir le Sénégal avec sa star Sadio Mané. Les Lions de la Téranga, sur leur passé à la Coupe du monde de la FIFA, sont une chance sûre pour l’Afrique. Autrefois quart-finalistes, c’est avec le torse bombé qu’ils entrent dans la compétition. Mais, gare à la suffisance d’autant plus qu’il n’y a pas, à priori, de mauvais clients parmi les 32 qualifiés. Toutes les équipes se valent. En 1990, le Cameroun n’avait-il pas déjoué les parieurs en battant à l’open du Mondiale italien Diego Armando Maradona et « son » Argentine ? Bel avertissement à qui veut prendre le taureau par les pattes.

Ad patres, m’a soufflé un ancien du collège Liberman après le match de la Tunisie. Une réaction à mettre au compte de l’inexpérience des grandes compétitions. Pourquoi recourir aux ancêtres alors que les cartes sont encore jouables ? L’Afrique n’a pas démarré en trombe et n’a non plus bu la tasse. Tous les scores sont étriqués. Ceci fait appel beaucoup plus à la psychologie dans la mesure où le but de la différence intervient dans les derniers moments du match.

En réalité, c’est le mental qui fait défaut jusqu’ici. Comment gérer la fin d’une rencontre pour préserver le minimum à savoir le match nul ? Voilà une interrogation qui interpelle les représentants africains à la Coupe du monde FIFA Russie 2018. L’équipe qui y apportera une réponse pertinente et efficace sortira la tête de l’eau pour un avenir plus ou moins radieux. 
A toutes les équipes africaines, nous disons : GO AHEAD.


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