Au sommet des BRICS à Johannesburg, l’Afrique est au centre des attentions

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Le Premier ministre indien Narendra Modi, les présidents Xi Jinping, Cyril Ramaphosa, Vladimir Poutine et Michel Temer posent lors du sommet des BRICS à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 26 juillet 2018.


© REUTERS/Mike Hutchings


L’Afrique était à l’honneur lors du dernier jour du sommet des BRICS à Johannesburg, samedi 28 juillet. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a invité de nombreux chefs d’État du continent à participer au forum BRICS-Afrique qui a pour ambition d’intégrer les organisations régionales africaines aux nations des BRICS. Ce sont plus d’une quinzaine de chefs d’états africains qui ont fait le déplacement, principalement pour des rencontres bilatérales avec les puissances émergentes.


Source: RFI


En tant que seul chef d’état africain membre des BRICS – qui regroupe le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud -, Cyril Ramaphosa s’est fait un devoir d’inviter le continent à la table des cinq puissances émergentes. « Nous avons senti le besoin d’être représentatif de l’Afrique au sein des BRICS. Et nous avons utilisé notre participation comme un levier pour pouvoir défendre le développement et le progrès en Afrique. »

C’est donc chose faite. Près de 20 nations africaines étaient présentes à Johannesburg, comme le Sénégal et son président Macky Sall. « Il y a un nouveau monde qui se dessine, et que ce nouveau monde ne peut plus être gouverné par des règles anciennes. Nous voulons une gouvernance mondiale, plus juste, plus équitable et plus inclusive », a-t-il expliqué.

Les rencontres sont majoritairement bilatérales. L’objectif est pourtant d’arriver à des accords entre BRICS et organisations régionales comme avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en ce moment présidée par Faure Gnassingbé, le président du Togo. « Je crois qu’il existe de bonnes opportunités de coopération avec les BRICS, car nous savons que vos pays excellent dans le domaine de la construction des infrastructures, a-t-il affirmé. Nous invitons donc les BRICS et la CEDEAO à se rapprocher pour étudier les possibilités de coopération et de partenariats. »

Preuve de l’engouement des nations africaines, le président Emmerson Mnangagwa a fait le déplacement à moins de trois jours des élections dans son pays, le Zimbabwe.


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