Cameroun – Front séparatiste: Nouvelle attaque contre l’armée

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Malgré les nombreuses mesures prises par le Chef de l’État Paul Biya, les rebelles séparatistes, partis de leur base dans la région du Sud-Ouest, ont semé la terreur aux premières heures du dimanche 1er juillet 2018 à Penda Mboko, une localité de la commune de Mbanga, région du Littoral.


Source: Cameroon-report, Marlyse ABENG


La violence meurtrière des séparatistes anglophones semble ne plus avoir de territoire consacré. Au moment où le pays tout entier est mobilisé dans un élan de solidarité nationale à travers la collecte des fonds devant servir à reconstruire les dégâts causés par les sécessionnistes, ces derniers ont décidé de semer à nouveau la terreur et l’horreur. Les combattants de la branche armée des séparatistes de l’Etat fantôme d’Ambazonie ont mis le feu à la brigade de gendarmerie de Penda Mboko, arrondissement de Mbanga, dans la région du Littoral. Une partie de l’édifice a ainsi été réduite en cendres le dimanche 1er juillet 2018. À en croire un gendarme de garde cette nuit-là, les rebelles sécessionnistes anglophones cherchaient visiblement à tuer le commandant de brigade. Une hypothèse qu’il explique par le bureau du commandant qu’ont ciblé les combattants, ainsi qu’un local situé à proximité. Heureusement, confie une source sécuritaire, le sous-officier supérieur ne se trouvait pas à la brigade de gendarmerie au moment de l’acte criminel des séparatistes. « Les assaillants ont incendié la brigade de gendarmerie de Penda Mboko, Ils ont également tiré des coups de feu en l’air, portant la panique au sein de la population. Les gendarmes en service à Penda Mbongo ont lancé une contre-offensive, avec le soutien de leurs camarades venus en renfort. Les assaillants ont pris la fuite », relate un habitant.

Les populations retrouvent donc progressivement leurs esprits après avoir subi cette attaque terroriste. Le bilan fait état d’importants dégâts matériels, mais d’aucune perte en vie humaine. Avec ces attaques qui se comptent de plus en plus régulièrement dans la région du Littoral, notamment à Mbanga, une ville proche de la région du Sud- Ouest, il est clair que la région du Littoral  n’est plus épargnée par les violences meurtrières des séparatistes anglophones, comme l’est déjà aussi la région de l’Ouest, récemment attaquée par les rebelles « ambazoniens » venus de Bamenda.

Du côté de Buea, dans le Sud-Ouest, des quartiers périphériques ont été le théâtre d’affrontements armés le week-end dernier entre l’armée et les rebelles sécessionnistes. « Suite à la menace sécessionniste, le grand marché de Muea qui s’ouvre tous les dimanches, est resté fermé ce 1er juillet », explique une source locale. Depuis un mois, les affrontements armés entre les terroristes et les forces de défense et de sécurité sont devenus monnaie courante. Les violences, attaques, enlèvements, assassinats, incendies de bâtiments publics, combats entre forces armées et groupes armés s’affirmant séparatistes, sont désormais un lot quasi-quotidien des populations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Plus de quatre-vingt militaires et policiers, ainsi qu’une centaine de civils ont été tués depuis, selon le gouvernement.


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