Conférence de presse du MRC : la police disperse les journalistes à Yaoundé

0
107
Yaoundé, le 15 octobre 2018. La police disperse les journalistes venus assister à la conférence de presse du MRC. ©Journalducameroun.com

Initialement prévue ce 15 octobre à 15 h, la conférence de presse de Paul Eric Kingue, le directeur de campagne de Maurice Kamto, n’a pas eu lieu.

Des dizaines de policiers ont investi les locaux abritant le quartier général du parti de Maurice Kamto, à Nlongkak (Yaoundé), avant de disperser les journalistes venus nombreux  écouter le message de Paul Eric Kingue, le directeur de campagne du candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à la présidentielle 2018.

« Nous avions prévu une conférence de presse du directeur de campagne aujourd’hui à 15 h au siège du parti. Nous avons été notifiés à 15h 15 min par la police que nous ne pouvons pas tenir notre conférence », a expliqué Bibou Nissack, le porte-parole du candidat Kamto, devant une cinquantaine de journalistes, dans un jardin public situé non loin du QG.

« Nous voulons prendre l’opinion publique nationale et internationale à témoin. Nous sommes dans un pays où la liberté d’expression et les libertés fondamentales sont bafouées. Nos militants sont détenus de façon arbitraire. Nous sommes face à un état terroriste. Jous ne reculerons devant rien  », précise le porte-parole visiblement remonté par la tournure des événements.

Interrogé sur le but exact de la conférence de presse, Bibou Nissack a informé la presse qu’il n’était pas autorisé à révéler le message que Paul Eric Kingue entendait transmettre, parce que cela relevait de la responsabilité exclusive du directeur de campagne. Toutefois, il a rassuré les journalistes que ce message sera délivré via des canaux moins tortueux. Précisons que ni Paul Eric Kingue, ni Maurice Kamto n’ont été vus ce lundi après-midi dans le contexte de la conférence de presse convoquée dans leur QG.

Ce mardi 16 octobre, débutent les audiences du contentieux post-électoral devant le Conseil constitutionnel du Cameroun. Les candidats ayant déposé les 18 recours sont notamment attendus.


Source: Journal du Cameroun


Facebook Comments