Présidentielle 2018 au Cameroun: L’ONU prend note des résultats

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United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Guterres attends a press conference following the UNHCRs annual Executive Committee meeting on October 3, 2014 at the United Nations Office at Geneva. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)

Dans un communiqué rendu public après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, le secrétaire général de l’institution appelle également à préserver la cohésion sociale.

Depuis ce 22 octobre, Paul Biya est le président élu du Cameroun. Il a été donné vainqueur par le Conseil constitutionnel, seule instance habilité à arrêter et à proclamer les résultats. Pour des besoins de transparence, la juridiction a proclamé les résultats département par département en présence du gratin politico-administrative et du corps diplomatique. Après cette cérémonie qui a duré plus de 4 heures, les premières réactions venant de la communauté internationale ont commencé à tomber.

Dans un communiqué publié à la suite de la proclamation officielle, l’ONU souligne que « toutes les contestations électorales doivent être traitées par les canaux légaux ». Une façon subtile d’appeler certainement tous les candidats reconnaître les résultats officiels. Car c’est ce que recommande le légalisme. Il faut en effet rappeler que selon l’article 136 du code électoral, « les décisions du Conseil Constitutionnel relatives aux opérations électorales, aux résultats des élections et aux candidatures ne sont susceptibles d’aucun recours ». Elle s’impose donc à tous. Antonio Guterres « réaffirme son encouragement à toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue qui est le meilleur chemin vers la cohésion sociale et l’unité nationale », ajoute le texte.

La réaction des États-Unis se situe dans la même veine. « Les États-Unis félicitent le peuple camerounais pour les élections largement pacifiques du 7 octobre. Nous exhortons toutes les parties – y compris le gouvernement – à respecter l’État de droit, à régler pacifiquement tout différend par la voie légale et à éviter les propos haineux », peut-on lire dans un communiqué de presse signé Déclaration de presse Heather Nauert, le porte-parole du département d’État. « L’élection a été libre, équitable et crédible en dépit des défis liés à la sécurité dans les régions anglophones », a déclaré Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, en clôturant l’audience solennelle de publication de résultat. Les États-Unis ne sont pas loin de penser la même chose. Le département d’État s’est en effet félicité des « améliorations incontestables » par rapport aux élections de 2011 apportées dans l’organisation des élections.

Mais la perfection n’étant pas de ce monde, « un certain nombre d’irrégularités ont été commises avant, pendant et après les élections du 7 octobre », indique le communiqué. Washington nuance ce pendant en reconnaissant que « ces irrégularités n’ont peut-être pas affecté le résultat mais ont donné l’impression que les élections n’étaient ni crédibles ni véritablement libres et équitables ». Comme la mission d’observation électorale de l’Union africaine, les États-Unis recommandent que le cadre actuel soit renforcé afin de « préserver les principes démocratiques de séparation des pouvoirs, d’équité, d’indépendance et d’impartialité ».


© Cameroon-report, Pierre NGOM


 

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