Présidentielle 2018: Maurice KAMTO et Paul Eric KINGUE traduits au tribunal militaire

0
213

Le président du MRC, candidat au scrutin présidentiel 2018, et son porte-parole sont accusés de d’incitation au soulèvement populaire. L’affaire vient d’être portée auprès du Commissaire du Gouvernement près du Tribunal militaire de Yaoundé.

Une plainte signée du Coordonnateur de l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS) en sa qualité et pour le compte de la société civile a été déposé ce mardi 9 octobre 2018 sur la table du Commissaire du Gouvernement auprès du Tribunal militaire de Yaoundé. Le document incrimine en effet Maurice Kamto, candidat à l’Election Présidentielle 2018 pour le compte du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et Paul Eric Kingue, le Porte-Parole dudit candidat. Il leur est reproché d’inciter le peuple camerounais à l’insurrection. L’un et l’autre sont désormais appelés à répondre de leurs actes devant les instances judiciaires.

« En date du 05 octobre 2018, soit 48 heures avant la tenue de l’élection Présidentielle au Cameroun, Monsieur Paul Eric Kingue, agissant en sa qualité du porte-parole du candidat  Kamto Maurice a déclaré dans les médias, la victoire dudit candidat à l’élection présidentielle 2018 sans aucun élément chiffre et appelé le peuple à défendre cette victoire y compris par la force le cas échéant’, précise la plainte au sujet de Paul Eric KINGUE.

A son leader, Maurice Kamto, l’OSD et la société civile reprochent son auto-proclamation de vainqueur au scrutin du 7 octobre dernier.  » Le lundi 8 octobre en matinée, lors d’une conférence de presse convoquée au siège de son parti sis à Yaoundé, le candidat à l’Election Présidentielle 2018 KAMTO Maurice s’est déclaré vainqueur de ladite élection devant les représentants des médias nationaux et internationaux, et a invité le Président Paul BIYA à mettre en place les conditions d’une transmission pacifique du Pouvoir, au mépris des dispositions des articles 132, 133 et 137 du code électoral en vigueur et sans aucun élément chiffre pouvant fonder ses affirmations », ont-ils expliqué dans le document.

Pour les plaignants, les éléments sus-cités sont des faits graves constitutifs de sédition d’appel à la haine et au soulèvement populaire et les amènent par conséquent à saisir le tribunal en vue d’une « application stricte de la loi ». Affaire à suivre!


Source: Actu-Plus.cm, OLBIF


Facebook Comments