Présidentielle 2018 : Paul Biya ou la campagne autrement

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C’est ce que pense Abel Robert Eloumdem, dans cette tribune où selon lui, le chef de l’Etat sortant et candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ne fait pas de promesses irréalisables, ne recourt pas aux invectives contre les adversaires. L’auteur de cette correspondance parle d’ « une campagne à l’américaine ».

Au contraire de certains candidats-concurrents à la Présidentielle 2018, qui usent abondamment d’invectives profanatoires, de quolibets diffamatoires, de sensationnalisme populiste, de promesses irréalistes et irréalisables… le candidat Paul Biya mène sa campagne autrement : une campagne propre, conduite dans les règles de l’art démocratique, en inondant l’asphalte électorale d’affiches grandeur-nature, de gadgets publicitaires, de meetings populaires… bref, le président-candidat utilise les artifices modernes du markéting électoral dans une campagne à l’américaine… Au contraire des autres, le candidat Biya n’insulte personne, il n’use pas de promesses surréalistes. Il ne promet pas le paradis aux Camerounais alors même que le contexte mondial est rivé à la disette. Réaliste, Paul Biya ne dit pas ce qu’il ne fera pas. Il ne promet pas l’impossible. Il ne promet pas faussement des titres fonciers à tout le monde et au monde entier. Il ne dit pas mensongèrement qu’il y aura des soins de santé gratuits pour tous, alors que cela ne se fait dans aucun pays du monde. Là où les autres promettent monts et merveilles au pays d’Alice et des Milles et une nuits, Paul Biya reste circonspect, mesuré, réaliste, pratique et pragmatique. Comme d’habitude, il use d’humilité, il est effacé mais efficace…

Mieux que les autres, il a une idéologie concise et précise, distillée à travers la réédition de son livre à succès, Pour le libéralisme communautaire, certes datant de 1987, mais revu et réactualisé à travers les prismes iconoclastes

du monde actuel ; celui du nouveau logiciel qu’est la mondialisation. Mieux que d’autres, il a publié sa Profession de foi… Mieux que ceux qui proposent du vent, Paul Biya affiche un parcours intrinsèque rafraîchi par l’un des slogans-phares de sa campagne-champagne (au sens éthique du terme), il a un atout et des avantages indéniables : « La Force de l’expérience ».

The Force of experience

D’expérience empirique, le Président Paul Biya connaît l’état du monde. Il a la maitrise des dossiers. Le Président-stratège égrène la réalité des conflits universels qu’il gère de façon pacifique et participative, sous les auspices des Nations unies et de l’Union africaine dont son pays, arrimé à la diplomatie de discrétion et de non-ingérence, est fier de l’appartenance. Prompt à éteindre les foyers de tensions à foison dans le monde, Paul Biya, apôtre de la paix, a évité une guerre insensée contre nos frères nigérians tout en gérant une autre belligérance rude, incontournable et asymétrique contre le terrorisme.

À la fois politiste et diplomate, le Président connait la santé du monde, veine par veine. Le Président Biya connait les vicissitudes de la crise économique internationale contre lesquelles son pays se bat à fortes doses des réformes. Et le Cameroun est debout ! Oui, debout et uni, solide et solidaire malgré la rixe sécessionniste qui tient nos Forces de défenses en éveil, et nous impose des dépenses inopinées. Malgré tout, les projets structurants se structurent. Notre économie affiliée à la résilience résiste, nos finances publiques existent tandis que la croissance persiste et subsiste au contexte universel d’âpreté…

Spécialisé en Relations internationales, Paul Biya connait le monde et le monde le connait. Il ne vient pas s’asseoir au pouvoir pour s’essayer à la politique, il est le maître de la politique. La politique est le parangon dans lequel il excelle. Il n’échappe à personne que le monde actuel court trop vite pour que des aventuriers procèdent aux tests de gouvernance dans un laboratoire politique qu’ils ne maitrisent pas. La politique est beaucoup trop complexe pour des mains inexpertes. On ne s’improvise pas en politique comme dans un bal masqué, les parchemins ne suffisent pas pour faire du chemin dans le landerneau politique.

Le Président Paul Biya est dans son élément. Il sait où il va, et sait ce qui reste à faire pour continuer et parachever ses réalisations politiques, économiques et sociales. Pétri d’expériences, Paul Biya est depuis longtemps en chantier. Sous lui, le Cameroun est en construction. Partout

s’élèvent des grues des barrages hydroélectriques et des immeubles, les stades sont en construction et à tous les stades, partout se bâtissent routes et autoroutes, ponts et ports…

Cette année encore, la campagne du Président est innovante et novatrice. Les édifices construits parlent à sa place. Ses œuvres œuvrent à sa praxis. Celui dont les adversaires invectivent l’âge octogénaire démontre depuis le début de la précampagne électorale qu’il est un homme d’Etat à la pointe de la modernité. N’a-t-il pas annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 7 octobre prochain via Twitter ? L’usage des nouvelles technologies de la communication fait de lui un Président branché à la révolution informatique et androïde. Il y a quelques jours, Paul Biya a remis ça en communiquant, lui-même, l’adresse de son site Web et ses comptes de campagne via Internet et les applications populaires comme WhatsApp. Une grande première ! Et c’est loin d’être la dernière…

La campagne dans les campagnes

Le Président Paul Biya a-t-il attendu le début de la campagne pour entrer en campagne ? Que non ! Depuis toujours, le Chef de l’Etat rend compte aux Camerounais des actions qu’il mène sur ses pages Facebook et Twitter. Paul Biya n’a pas attendu pas la convocation du corps électoral pour parler à ses compatriotes. Il ne prend pas pour prétexte la campagne électorale pour façonner une jeunesse patriotique, modulée sur le Figthing spirit. Chaque 31 décembre, soir de la Saint-Sylvestre, et tous les 10 février, le Président Paul Biya s’adresse à la Nation et aux jeunes. Plus d’une fois, le couple présidentiel a envoyé des SMS aux Camerounais dans leurs téléphones portables. Villes et campagnes reçoivent très souvent le Président : Maroua, Douala, Tiko, Buea, Bamenda, Lagdo, Maga, Monatélé, Nyabizan… Le Président Paul Biya tient des meetings populaires, rencontre et communie avec le peuple qu’il aime et qui l’aime. Cette année encore, il va à la conquête du pays profond, son précieux bastion électoral. La campagne électorale 2018 offre encore l’occasion au Président-candidat de communier avec villes et campagnes. Sans oublier la diaspora, l’étuve exotique où Paul Biya reste le préféré des électeurs. Paul Biya est un Patriarche pétri d’expérience. L’Expérience est gage d’Espérance.


Correspondance: Abel Robert Eloumdem


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