Présidentielle 2018: Paul BIYA, Sans surprise!

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Le Conseil constitutionnel proclame ce lundi les résultats du scrutin du 7 octobre qui consacrent la réélection du président de la République sortant.

Vendredi 19, le Conseil constitutionnel a vidé le contentieux né de l’élection présidentielle du 7 octobre. Clément Atangana, son président, après de longues heures de débats, a rejeté le recours introduit par le Social Democratic Front (SDF) qui demandait une annulation totale du scrutin. Pour Joshua Osih et ses conseils, l’élection n’a pas eu lieu dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en raison de la situation qui y prévaut depuis bientôt deux ans. Si bien qu’en validant le scrutin, le Conseil constitutionnel ferait du candidat élu le président des seuls francophones.

Une thèse battue en brèche tour à tour par Elecam, l’organisateur du scrutin, le ministère de l’Administration territoriale et le RDPC, la formation politique de Paul Biya. L’information claire et nette .Qui ont démontré que les populations de ces deux Régions ont bel et bien voté, même si la participation était très faible. Le recours n’a pas prospéré d’autant que le SDF ne disposait pas de preuves pour soutenir son recours. Ce qui ne surprend pas certains jusqu’au sein même du parti.

Qui rappellent par exemple qu’à Yaoundé, les procès-verbaux des bureaux de vote, pourtant essentiels dans la gestion d’un contentieux, se trouvent jusqu’au moment où étaient écrites ces lignes entre les mains de certains responsables du parti. Et pour cause : le candidat n’a du SDF a abandonné ses représentants à eux mêmes : pas de perdiem, repas froid servi vers 15h le jour du vote. Conséquence, les responsables ont conservé les procès-verbaux comme preuve de leur bonne foi au cas où les représentants du parti dans les bureaux de vote reviennent revendiquer leur dû.

Pas de surprise donc que le Conseil constitutionnel se soit rangé aux arguments d’Elecam, de l’administration et du RDPC. Le juge constitutionnel a réservé le même sort aux 17 autres requêtes introduites notamment par Maurice Kamto et Cabral Libii Li Ngue. Comme le candidat du SDF, ils n’ont pas convaincu le Conseil constitutionnel par la force de leurs preuves pouvant appuyer leurs allégations de fraudes.

Le rejet de ces recours ouvre donc la voie à la proclamation de l’élection de Paul Biya ce lundi 22 par le Conseil constitutionnel, si l’on se fie aux chiffres compilés par la commission nationale de recensement général des votes. Cette réélection ne surprend guère les observateurs avertis, qui donnaient presque tous le président sortant vainqueur.

En dehors de l’avantage psychologique du tenant du titre, en plus il dispose largement de plus de moyens que ses adversaires, notamment le RDPC considérée comme la plus puissante machine électorale du Cameroun.


© Repères


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