Incarcération de Mimi Mefo: Maurice Kamto indigné

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Mimi Mefo Takambou, rédactrice en chef adjoint d’Equinoxe TV est accusée de « Fausses nouvelles» et « Cybercriminalité ». Sa mise en détention dans le pénitencier de New-Bell à Douala suscite une vague d’indignation au sein de la presse nationale et internationale.

Maurice Kamto, candidat malheureux de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, se montre lui aussi préoccupé.« Nous savons qu’en vérité cette journaliste paie pour l’indépendance et l’équilibre avec lequel elle et la maison qui l’emploie traitent de l’actualité politique camerounaise récente et celle en cours », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. L’homme politique invite par ailleurs à une mobilisation nationale afin que Mimi soit libérée.

Ci-dessous l’intégralité du message de Maurice Kamto

« Tout ceci parce qu’elle a divulgué une information sourcée auprès de l’agence de presse agréée  »Cameroon News Agence ». Nous voyons mal comment cet acte professionnel peut donner lieu à des poursuites pour infraction militaire. Nous savons qu’en vérité cette journaliste paie pour l’indépendance et l’équilibre avec lequel elle et la maison qui l’emploie traitent de l’actualité politique camerounaise récente et celle en cours.

J’invite donc toutes les Camerounaises et tous les Camerounais à joindre leurs voix à la mienne en faveur de la libération de Mimi MEFO, car on n’emprisonne pas un journaliste simplement parce qu’il a fait son travail. Aux hommes et femmes de médias exerçant leur métier avec objectivité et professionnalisme, recevez mes encouragements et mon invite à la résistance contre la caporalisation de votre métier par des forces issues d’un régime politique obsédé uniquement par sa seule survie au détriment de celle de l’immense majorité des Camerounais et de la nation.

Dans la même veine, je demande la libération de SONA Yves détenu à Yaoundé, et celle de Eyebe Jean Hyacinthe détenu comme prévenu à la compagnie de gendarmerie de mfou, ainsi que la libération de toutes les personnes arbitrairement et abusivement détenues au Cameroun à l’heure qu’il est pour leurs opinions politiques ».


© Actu-Plus.cm


 

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