« Mimi Mefo n’est pas innocente, mais Paul BIYA prescrit l’arrêt des poursuites »

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« Il ne sert donc à rien de récupérer cette situation et de verser dans la jactance glorifiantes et des revendications ridicules qui n’ont rien pesé sur la décision du Chef de l’Etat », a martelé le Chef de la Division Communication du ministère camerounais en charge de la Défense, dans une sortie.

Alors qu’une certaine opinion de la presse ainsi que certains acteurs de la société civile se revendiquent les instigateurs de la libération expresse et l’arrêt des poursuites prescrit par le Chef de l’Etat,  que vient de bénéficier la présentatrice vedette de langue anglaise à Equinoxe Tv et Radio, le Colonel Didier Badjeck sort de ses gonds pour lever toute équivoque.

Mimi Mefo est libre, oui! Et en sa faveur, le président Paul BIYA a prescrit l’arrêt des poursuites, oui! Toutefois, le Chef de la Division Communication au Ministère de la Défense précise qu’il ne s’agit là, qu’un geste de magnanimité du Président de la République qui ne signifie nullement que la journaliste est innocente. Au contraire, la concernée se doit de tirer toute les leçons de cette affaire et éviter surtout toute récidive. Le porte-parole de l’Armée camerounaise explique en fait l’acte du Chef de l’Etat comme une volonté d’apaisement au lendemain de prestation de serment.

« Nous revenons sur cette actualité qui enflamme la toile, concernant la libération de MEFO TAKOMBOU MIMI, journaliste à Équinoxe. C’est le Chef de l’Etat qui, personnellement, a décidé de l’arrêt des poursuites, dans un geste de magnanimité. Cela ne veut pas dire, loin s’en faut,  que cette journaliste est innocente. Elle devrait par conséquent y tirer tous les enseignements en se gardant toute récidive. Faute par elle de le faire, elle sera à nouveau interpellée sans complaisance et traduite devant les tribunaux compétents. Revenant sur cette décision qui est comprise comme un geste d’apaisement au lendemain de la prestation de serment du Chef de l’Etat, il faut donc souligner que  ce geste ne doit pas être compris comme une exemption du respect des lois de la République. C’est au contraire, un geste qui ne saurait se répéter de manière mécanique à l’avenir et devrait encourager les journalistes à faire leur travail en respect des règles déontologiques. Tous ceux d’entre-eux qui vont s’inscrire en marge de la loi, « se heurteront à la rigueur de la loi ». Il ne sert donc à rien de récupérer cette situation et de verser dans la jactance glorifiantes et des revendications ridicules qui n’ont rien pesé sur la décision du Chef de l’Etat qui vient tout juste de nous exhorter à la construction du projet national « , a écrit le Colonel Didier Badjeck.

Rappelons que Mimi Mefo, incarcérée le 07 novembre dernier aux motifs de:

  • « propagation de fausses nouvelles, de nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale, faits prévus et réprimés par l’article 113 du code pénal ;
  • outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires, incitation à la révolte contre le Gouvernement et les Institutions de la République, faits prévus et réprimés par l’article 154 du code pénal » ,

puis libérée samedi est toutefois attendue ce lundi 12 novembre 2018 au Tribunal Militaire à Douala.


© Actu-Plus.cm, OLBIF


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