Polémique autour du décès d´une camerounaise au Koweït

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Les proches de Solange Emilia Nche dont la dépouille a été rapatriée lundi dernier ont manifesté leur mécontentement à la morgue de l’Hôpital de district de Bonassama à Douala. 

Lorsque le corps de Solange Emilia Nche est descellé et sorti de la caisse dans laquelle il se trouvait, les membres de la famille présents à la morgue de l’Hôpital de district de Bonassama à Douala, ne peuvent retenir leurs larmes. Des cris de détresse se font entendre ça et là. C’est que, son torse présente des points de suture du cou jusqu’au pubis. 

Visiblement, la défunte a subit une intervention chirurgicale, qui ne figure guère dans le certificat de genre de mort présenté à la famille, à l’officier de police judiciaire (Opj) ainsi qu’aux médecins légistes présents hier mardi, 30 octobre au moment de la reconnaissance de la dépouille. L´information claire et nette. Selon le certificat du genre de mort, Solange Emilia Nche, âgée de 23 ans, souffrait d’une maladie pulmonaire. Ce que les membres de la famille et belle-famille de celle qui avait quitté le Cameroun le 20 septembre dernier réfutent à demi-mots. Ils disent ne pas comprendre comment leur fille a pu trouver la mort le 30 septembre du même mois, soit 10 jours seulement après son départ. 

«Solange se portait bien lorsqu’elle quittait le pays. Elle était en bonne santé», s’accordent-ils à dire, objectant ainsi ce document établi à l’hôpital Al Shaba du Koweït. Du coté de la famille, les supputations vont bon train. Et la thèse du trafic d’organes humains est évoquée. Les proches de la défunte craignent que son corps ait été vidé de ses organes vitaux et qu’elle ait été emmenée au Koweït par un réseau de trafiquants d’organes humains et non pas par un réseau pour travail comme on le leur a fait croire. 

Cependant, sous le choc, les membres de la famille sont peu diserts. Solange Emilie Che dont la dépouille est arrivée hier aux environs de 11h30 par le fret de l’aéroport international de Douala laisse deux enfants âgés respectivement de 10 et 4 ans.


© Mutations, Blaise Djouokep


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