Attaque de Bangourain : Le Sdf invite le gouvernement à mettre un terme à la crise anglophone

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Le parti de Ni John Fru Ndi, le Social Démocratique Front (Sdf) annonce une réunion de crise relativement à l’attaque qui s’est produite le 23 décembre 2018 dans la commune de Bangourain, située dans la région francophone de l’Ouest, frontalière avec le Nord-Ouest.

Selon son secrétaire général, Jean Tsomelou, l’enjeu est d’évaluer la situation sécuritaire et d’organiser l’assistance à l’égard de victimes déplacées.

Joint au téléphone hier mardi 26 décembre 2018, Jean Tsomelou a affirmé qu’il s’agit d’une réunion de crise car un homme a été tué, plusieurs personnes blessées et déplacées, des maisons détruites lors de l’attaque par des hommes armés dans cette commune du Cameroun, située près de la région anglophone du Nord-ouest en conflit.

« C’est une agression de trop ! Nous invitons le gouvernement à régler définitivement cette crise qui perdure depuis trois ans. Le risque de contagion plane. Il y a déjà eu des attaques à la brigade de Babadjou (Mbouda), Dschang dans la région de l’Ouest. Maintenant, c’est la commune de Bangourain dans cette région qui est ciblée. Nous voulons porter assistance aux déplacés de cette autre attaque car ce sont également des Camerounais. Une sorte de réconfort moral car ces derniers n’ont plus de lits, de produits de première nécessité, etc », a-t-il déclaré.

Un communiqué signé il y a deux jours par Jean Tsomelou informe tous les militants du Sdf en général et ceux de l’Ouest en particulier qu’une réunion de crise sur la situation sécuritaire dans le département du Noun et plus précisément dans l’arrondissement de Bangourain est convoquée au siège régional de l’Ouest le dimanche 30 décembre 2018 à 10 heures. Il y est mentionné que l’heure est à l’action et à la remobilisation.

En rappel, un membre du comité de vigilance de Bangourain a été tué lors de l’attaque par des hommes armés soupçonnés d’être des séparatistes anglophones, selon le responsable local. A ses yeux, le bilan total n’est pas encore connu. “Nous sommes encore en train de faire le bilan” des victimes et des dégâts matériels, a-t-il dit. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas la première fois que des attaques sont perpétrées dans des régions francophones proches, notamment dans celles du Littoral et de l’Ouest.


© Le Jour


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