Bouc émissaire d´Etoudi: voici la réaction de Ferdinand Ngoh Ngoh

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La première salve est venue des réseaux sociaux où un post le disait interdit d’accès à la présidence de la République.

Aux yeux de l’opinion, le secrétaire général de la présidence de la République (SDgpr) est le premier coupable de «l’échec» du Cameroun à organiser la coupe d’Afrique des nations 2019. Et chacun essaie d’y aller avec son argument. Y compris les plus fantasques. En charge de la task-force logée à la présidence de la République, dès les premiers moments, il a été reproché par exemple, à Ferdinand Ngoh Ngoh, la propriété de l’entreprise Prime Potomac. Pour de nombreux Camerounais aujourd’hui encore, il s’agit de son entreprise.

Ben Modo n’en étant que le prête-nom. Et de bouche à oreille, il se dit qu’il a imposé cette entreprise à qui, il a attribué un marché de gré à gré. On cite en premier «le contrat de 26 milliards de Fcfa signés de gré à gré le 18 août 2017 entre Ferdinand Ngoh Ngoh, Sgpr et l’entreprise Prime Potomac, dans le cadre des marchés de construction des infrastructures (stades, voiries, hôtel, etc.) de la Can à Garoua pourraient être passés au peigne fin». Certaines maltraitances dont Prime Potomac a été l’objet dans la gestion des financements et des chantiers sont relatives à cette paternité faussement qualifiée d’incestueuse. La tête de Ferdinand Ngoh Ngoh est ainsi mise à prix.

Lors de la réunion de crise (du 05 décembre 2018, ndlr) dans les services du Premier ministre, l’on a noté différentes charges contre le Sgpr qui aurait frustré, empêché et rudoyé nombre de membres du gouvernement impliqués dans les dossiers de la Can. Et pourtant, tous les marchés ont été attribués par la même commission spéciale.

Tacle irrégulier

A côté de ceux qui disent qu’il a perdu le sommeil depuis le «tacle irrégulier du président de la Caf Ahmad Ahmad au Cameroun». Martelant que le Sgpr a joué un rôle essentiel dans le cadre de l’attribution de plusieurs marchés passés de gré à gré relativement à la compétition que le Cameroun envisageait d’organiser, ses contradicteurs le disent dans de mauvais draps.

D’autant plus que, chose inhabituelle, le Premier ministre, Philemon Yang a été reçu en audience par le président de la République, Paul Biya deux jours d’affilée vendredi, 30 novembre et samedi 1er décembre 2018. «Signe qu’un remaniement gouvernemental est imminent», a cru savoir une source qualifiée de «bien introduite». Si rien n’a filtré de ces rencontres de crise, l’on peut aujourd’hui se risquer à dire que la session extraordinaire du Comité central d’organisation tenue par le Premier ministre en était au moins un point de l’ordre du jour. De son côté Ferdinand Ngoh Ngoh de par ses hautes fonctions reste impassible.

Approché, il garde le silence alors même qu’il est l’objet de très violentes attaques. En dehors de ses biens personnels, le Sgpr est également attaqué sur ses relations familiales avec la Première dame, Chantal Biya qu’on dit être son protecteur. Toutes cette agitation qui n’est pas nouvelle, a amplifié dès les premiers moments de la passation des marchés. A cette heure où se prépare la formation d’une équipe gouvernementale supposée entamer le septennat des «grandes opportunités» de Paul Biya, le poste de Sgpr et les missions induites qu’on savait déjà très sensibles, est plus que jamais convoité.


© Essingan


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