Cameroun: la petite ville de Bangourain sur le pied de guerre

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Des miliciens séparatistes anglophones sont soupçonnés de multiplier des attaques à Bangourain, une petite ville de la région de l’Ouest, frontalière de la région du Nord-Ouest. La dernière tentative en date a eu lieu ce 26 décembre. Les populations y ont répondu et tué deux assaillants. Le président Paul Biya y a dépêché en urgence son ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, pour faire baisser la tension.

Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale du Cameroun, a trouvé ce 26 décembre une commune de Bangourain sur le pied de guerre.

Excédées par la répétition des attaques dans leur ville, dont la plus récente date de quatre jours à peine, les populations désormais organisées en comité de vigilance ont repoussé le matin même un groupe d’assaillants, les mêmes qui d’après une source policière avaient réduit en cendres 80 habitations dans cette petite ville de la région de l’Ouest.

Cette fois, l’effet de surprise n’a pas eu lieu. Les groupes d’autodéfense ont mis en échec cette énième attaque, perpétrée par des gens présentés comme des combattants de l’Ambazonie, venus d’une localité voisine située dans la région du Nord-Ouest.

Déploiement sécuritaire

Deux assaillants ont été tués, dont un brûlé vif. Plusieurs témoins ont rapporté une situation explosive qui a laissé craindre un affrontement entre communautés situées de par et d’autre d’un cours d’eau, l’une francophone et l’autre anglophone.

Face à ces tensions, policiers, gendarmes et militaires ont été déployés en grand nombre, à Bangourain notamment que les populations apeurées ont commencé à fuir pour les villes voisines de Foumban et Bafoussam. Les pouvoirs publics, quant à eux, ont appelé au calme.


© RFI


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