Cameroun : le Groupe l’Anecdote ne fermera pas (officiel)

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La direction du Groupe a annoncé jeudi qu’elle revenait sur sa décision d’arrêter ses activités après la sanction prise par le Conseil national de la communication.

Amougou Belinga ne fermera pas le Groupe l’Anedocte comme il avait été annoncé au lendemain d’une sanction du CNC prise contre sa télévision Vision 4 et deux de ses journalistes vedettes, Nadine Patricia Mengue et Ernest Obama. « Nous avons donc décidé de continuer notre mission d’information, d’éducation, et de divertissement », indique -t-il dans un communiqué rendu public jeudi, justifiant ce revirement par des appels de nombreux soutiens.

Depuis que la chaine de télévision Vision 4 a été suspendue pour une durée d’un mois, en lien avec la fausse annonce de la mort du président Ali Bongo et la diffusion des messages de haine, elle continue d’émettre. Sa direction dénonce un acharnement manifesté par « des sanctions récurrentes, ciblées et inappropriées ». Toutes choses qui aurait conduit la direction a annoncé la fermeture de l’Anecdote. Amougou Belinga disait vouloir se concentrer dès le 1er janvier 2019 sur ses consultations internationales auprès des chefs d’Etat de la Guinée équatoriale et de la RCA.

La situation actuelle remet au gout du jour les tensions existant entre les responsables du CNC et de l’Anecdote. Amougou Belinga avait en effet fait condamné le président du CNC à six mois d’emprisonnement avec sursis et 15 millions d’amende en aout dernier. Il était poursuivi au Tribunal de  première instance de Ngoumou pour avoir comparé Vision 4 à la radio rwandaise Mille Collines » qui avait joué un grand rôle dans la dégradation des relations Hutu/ Tutsi.

« Nous nous engageons plus que jamais à mettre les moyens humains, financiers et matériels pour répondre, plus que par le passé, à vos attentes. Il s’agit d’un combat noble et patriotique visant à soutenir les institutions légitimes et légales de la République, ainsi que tous ceux qui les incarnent. Nous continueront à dénoncer sans relâche les maux qui minent notre société« , souligne Amougou Belinga.


© Journal du Cameroun


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