Guerre contre la corruption en Afrique, les armes qui viennent du Canada.

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Parti d’une expérience vécue  dans son pays d’origine le Cameroun, Dr Simon Pierre Hemle Djob Sotong (photo), en s’appuyant sur les théories de ses prédécesseurs et compères plonge les imminents membres de jury et toute l’assistance dans ce qu’il  appelle la grande corruption. C’était ce 13 décembre 2018 à l’Université de Laval à Québec.

Le moment est peut-être opportun ou pur coïncidence mieux un simple hasard des choses?  La question trouverait toute sa place à l’heure où le peuple camerounais réclame  des comptes à tous les dignitaires de la république engagés dans les travaux de la CAN 2019 qui devait se tenir au Cameroun.  Pour les camerounais, les maux qui ont toujours miné le Cameroun ont été révélés au grand jour. Corruption, népotisme, favoritisme.  Le sport favori des dirigeants Camerounais.

Les méthodes et les techniques  sont connues de tous et érigées en règles.  Aller à l’encontre de ces pratiques au Cameroun relève de l’anormalité, c’est être contre la « légalité » systémique.

Qui de mieux pour dénoncer ces pratiques que Dr Simon-Pierre Hemle Djob Sotong ? Lui qui  a travaillé pendant près d’une décennie  dans la fonction publique en qualité d’Inspecteur de police, l’un d’un corps les plus cotés en matière de  corruption au Cameroun.  Peut-on guérir un mal dont on ignore les résultats du diagnostic? L’affirmative serait certainement compliquée. C’est donc en bon connaisseur que Dr Hemle Djob Sotong  se consacrera sur ce qu’il a appelé la « grande corruption » qu’il a bien voulu nuancer de la petite corruption. Pour l’auteur, c’est cette grande corruption qu’il faut éradiquer pour voir l’Afrique émerger.

Plus de 5 ans durant, il consacrera sa vie à rechercher les solutions pour lutter efficacement contre la corruption acteur majeur du sous-développement du continent africain.  C’est ce 13 Décembre 2018 dans la salle 2151 du Pavillon Charles-De Koninck de l’Université de Laval devant un jury présidé par la  Pre Marie-Eve Arbour par ailleurs Vice-Doyenne aux études supérieures et de la recherche, Faculté de droit de l’Université de Laval  que le natif de Bella une localité du département de l’Océan dans le Sud Cameroun  expose le résultat de ses recherches « l’Indépendance Judiciaire à l’Epreuve de La grande Corruption ». L’auteur soutiendra tout au long de son exposé que la corruption se porte bien parce qu’il y a absence de contrôle de conformité, il souligne les limites du droit pénal.   Il montre en même temps  les catégories socio-professionnelles  qui entretiennent la corruption et qui ont tout intérêt à ne pas l’éradiquer. Il proposera par la suite les solutions efficaces pour lutter contre ce fléau. L’une d’elles est de voter les lois d’accès à l’information.    

Il faut dire  que Dr Simon-Pierre Hemle Sotong n’a pas attendu  soutenir  sa thèse pour commencer à exposer son savoir-faire. Il est d’ailleurs le Coordonnateur mondial de PRC, une initiative de lutte et de répression d’actes de corruption qui a fait ses preuves  dont les activités sont momentanément suspendues. L’Afrique a donc une « arme puissante » pour lutter contre la corruption. Les Etats africains engagés pour la cause devraient certainement profiter de cette valeur sûre, une fierté africaine.

Bon courage Dr !!!


© Actu-plus.cm, EKM


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