Cameroun – Buea: Difficile combat contre les villes mortes

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Depuis deux semaines, le maire de cette ville mène des actions afin de mobiliser la population à vaquer à ses activités les lundis.

La vie est presque normale à Class Quater, quartier administratif de Buea ce lundi (28 janvier dernier). Contrairement aux précédents lundis marqués par le respect des « villes mortes » dont le mot d’ordre avait été lancé par les sécessionnistes au début de la crise anglophone, plusieurs boutiques, magasins, boucheries sont ouverts. Les populations semblent vaquer calmement à leurs occupations. Ce quartier de Buea est quasiment le seul où la vie retrouve peu à peu son cours normal le lundi.

Sur la route qui mène à Miles 17, c’est la paralysie totale. Les habitants sont invisibles. Boutiques, établissements scolaires sont fermés. Seuls quelques taxis circulent. A Class Quater, les populations ne cachent pas la peur qui les habite. Elles disent vaquer à leurs activités par crainte d’être sanctionnées par le maire de Buea, Patrick Ekema. Ce dernier les a contraints à désormais ouvrir leurs boutiques les lundis.

Le 28 janvier dernier, comme depuis deux semaines maintenant, le maire, qu’accompagne une forte escouade d’éléments de la police, visite les espaces marchands de la ville. C’est pour s’assurer qu’elles sont effectivement ouvertes. Les chauffeurs de taxis ont également été sommés de vaquer à leurs occupations.

Sur le terrain, le maire est rejoint par le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilaï, qui tente de rassurer la population sur la sécurité qui règne désormais dans la ville. L’autorité administrative la rassure aussi de ce qu’elle peut désormais vaquer à ses occupations. Un message qui ne rassure pas certains commerçants qui souhaitent la protection de leurs boutiques contre toute action de représailles des sécessionnistes.

Blaise Djouokep

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