Cameroun : les charges retenues contre Maurice Kamto

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Trouble à l’ordre public, hostilité contre la patrie, rébellion de groupe, insurrection, incitation à la révolte, etc. Tels sont les griefs portés à l’encontre de ce leader de l’opposition.

Le gouvernement a finalement retenu pas moins de huit charges contre Maurice Kamto. 48h après son arrestation. Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est encore détenu à Yaoundé dans une cellule du Groupement spécial d’opérations (GSO), une unité d’élite de la police nationale.

Ses avocats ont pu avoir accès à lui en fin de journée. Ils ont ainsi pu prendre connaissance des charges qui pèsent contre ce leader de parti d’opposition.  Notamment : trouble à l’ordre public, hostilité contre la patrie, rébellion de groupe, insurrection, incitation à la révolte, perturbation de la circulation des personnes et des biens, etc.

Avec lui, 67 militants et soutiens, dont Albert Dzongang, Paul Éric Kingue, l’artiste Valsero, Célestin Djamen ; ou encore Christian Penda Ekoka, ancien conseiller à la présidence de la République. Cependant, selon ses avocats, ce n’est pas moins de 200 militants qui ont été arrêtés à travers le pays.

C’est au total 67 personnes arrêtées dans le cadre des manifestations organisées par le MRC samedi 26 janvier dernier. Les charges retenues contre ces militants sont notamment, « manifestations, réunions illégales, rébellion de groupe », etc.

Le MRC a organisé samedi dernier ce qu’il a appelé « la marche blanche » pour revendiquer la victoire à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018; et contre la crise anglophone. Manifestations interdites par le gouvernement. Des échauffourées qui en ont découlé, Maurice Kamto et ses partisans ont été arrêtés le 28 janvier à Douala et à Yaoundé.

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