Cameroun- Transports: Le mot d’ordre de grève levé

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C’est ce qui ressort de la concertation tenue le 28 janvier dernier entre le ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehè et les syndicats du secteur, en vue de préserver la paix.

Comme on le sait bien, le secteur des transports constitue un maillon important de l’économie nationale et un support indispensable à la stratégie de croissance accélérée. C’est d’ailleurs dans cet esprit que les travaux de la conférence annuelle du ministère des Transports ont été placés, avec pour thème : « Les grandes opportunités à saisir dans le domaine des transports, pour une contribution à l’émergence du Cameroun ». Mais cette émergence ne peut être atteinte dans un secteur miné par des fléaux et la corruption, surtout après la mauvaise publicité qui lui a été faite dans le dernier rapport de la CONAC.

Face aux récriminations portées par les différents syndicats parmi lesquels, le badge d’identification, le permis de conduire, la capacité, la carte bleue et les différents points de stationnement des cargos dont la plupart des conducteurs n’ont même aucune identité, ils ont projeté une grève générale pour ce mardi 29 janvier. « Nous voulons que notre profession soit protégée par l’Etat comme les autres. On ne peut pas par exemple porter la tenue militaire sans être dans l’armée », relève le syndicaliste Manfouo Jean Norbert. Cela étant, tout portait à croire que ce mot d’ordre ne sera respecté dans un contexte marqué par une vingtaine de syndicats qui le plus souvent, ne regardent pas dans la même direction dans leurs négociations avec le gouvernement.

Hier lundi, après une autre concertation avec le ministre des Transports, les syndicats ont finalement décidé de lever le préavis de grève générale projetée pour le 29 janvier 2019, en appelant tous les acteurs du secteur des transports à vaquer normalement à leurs activités. Cette décision intervient suite à la prise en compte par le gouvernement des préoccupations des syndicats, en attendant l’élaboration d’un plan de descente sur le terrain contre le transport clandestin.

Il faut rappeler que le 21 janvier dernier, au terme d’une réunion de concertation avec les responsables de la plateforme des organisations professionnelles de transport routier des marchandises, le ministre du Commerce Luc Magloire Atangana et le ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehè avaient pris l’engagement de présenter les doléances des transporteurs, dont la solution ne peut être donnée directement par le gouvernement, au président de la République. En attendant la réaction de Paul Biya, le préavis de grève devait être temporairement suspendu. Les doléances sur huit points portent entre autres sur la taxe à l’essieu, le transport sur compte propre, l’ingérence de l’administration dans les syndicats, les tracasseries policières et la perception de 50 000 FCFA aux transporteurs à Garoua.

La réunion du 28 janvier entre les syndicats et le ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehè est venue désamorcer la crise pour mener une activité économique, gage de l’émergence.

L’Essentiel du Cameroun N°231, Marc Mounga

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